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 Redondance perturbante

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MessageSujet: Redondance perturbante   Redondance perturbante Icon_minitime1Mar 2 Juin - 1:02

Dans le coin le plus reculé de la bibliothèque ce dressait derrière plusieurs étagère une table et une simple chaise. Ce coin et souvent peut visible à l’ œil nue. C’est ici que Lucy passait ses journées depuis son rétablissement. Elle regardait les jeunes dehors en train de s’amusé par la petite fenêtre qui était présente pas loin de la table. Ce qu’elle faisait à cet endroit était simple : elle passait le temps. Loin de tout le monde ; cette vie en autarcie ne la gênait pas. Elle ne faisait aucun progrès au cours de l’établissement et ne c’était fais aucun ami au bout de deux moi de rétablissement.

Elle se posait toujours les mêmes questions :

« Pourquoi suis-je dans cette école ? Est-ce juste la présence de mes cornes qui fait que je dois être enfermé ici ? »


En effet, Lucy (que l’on appelait Nyu depuis le premier jour de son apparition dans l’établissement) n’avait montré aucun signe de pouvoir quelconque. Bien qu’elle ne manquait aucun cour, les professeurs n’ont réussi qu'a la démoralisé et lui prouvé qu’elle n’était pas si différente que cela.

Elle passait donc ses journée assise la, sur une chaise, loin de tout. Scrutant les articles de journaux parlant d’elle. (En effet, l’établissement gardait quelque trace du passé des membres présent à l’intérieur de celui-ci.) Elle voyait les titres démesurés :

« Un nouveau meurtre à Kamakura, encore 5 mort mutilé de façon atroce »

Et l’article continuait sur les détails les plus croustillants que les journalistes avaient réussi à grappiller au prêt des policiers.

Comme d’habitude, elle reposa l’article et ce remit à regarder par la fenêtre le ciel et ces nombreux nuage.


Dernière édition par Lucy Tenshi daraku le Dim 7 Juin - 16:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Redondance perturbante   Redondance perturbante Icon_minitime1Jeu 4 Juin - 3:41

Sheitan se sentait magnifiquement bien, il était si simple de s'intégrer dans une école. Il était un membre de l'équipe enseignante mais pouvait aussi exercer son métier de médecin dès qu'une demande était créée. Certes et malheureusement, peu de mutants se retrouvaient à l'infirmerie. Et cela donnait plus envie encore au jeune homme d'explorer l'institut. le directeur l'avait muni d'un bipper, réagissant immédiatement lorsque l'on avait besoin de lui. De vraies vacances en somme.
Mais il y avait tout de même un point noir, assez conséquent. Le maniaque du scalpel ne pouvait exercer son art, il s'agissait de ne pas éveiller les soupçons. C'était en effet rudimentaire mais cela se révélait très complexe de ne pas profiter de sa présence à l'intérieur même d'une fourmilière de mutants pour ne pas les étudier... De plus près. Sheitan avait besoin de matière, de choses à faire, peut-être même d'horreurs à accomplir pour se sentir bien et plus c'était inaccessible et plus cela avait de valeur à ses yeux. Il voulait son jeune frère rien que pour lui, mais bien d'autres personnes l'intéressaient... Ses doigts avaient longuement frétillé après sa rencontre avec le directeur de cette institution. Key Eitsu avait l'air brillant et par ce fait, très intéressant, et donc à étudier. Que pouvait-il se cacher juste sous la peau de ce jeune homme ? Le docteur ne le saurait probablement jamais, mais il aimait fantasmer, imaginer, presque se faire du mal, rencontrer, embobiner, faire souffrir, réduire à néant.
La vie est une souffrance et cela lui plait énormément.
Cela continuait même ici, il avait déjà eu quelques relations, toujours discrète, le plus important était de savoir disparaître au moment opportun.

Le professeur, vêtu d'habits d'une couleur bleu nuit, arpentait les couloirs de l'institution. C'était un moment de relâche, il n'avait pas cours avant quelques heures, alors autant en profiter pour trouver une nouvelle âme à torturer.
De pauvres inconscients courraient quand lui marchait d'un pas vif. C'était agaçant. Sheitan était très content, mais de là à dire que sa bonne humeur n'était pas friable, c'était autre chose. Pour un rien le jeune homme était près à s'enflammer, drôle de métaphore lorsque l'on pense au pouvoir de son demi-frère. Avec une rapidité étonnante, les lacets d'un adolescent rebelle se transformèrent en lianes qui s'entremêlèrent. La suite fut des plus cocasse, lorsque le jeune homme finit tête la première sur le sol et que le rictus machiavélique du docteur Belial se transforma en une mimique de compassion. Une certaine tension se dégagea du corps du malheureux garçon alors que le botaniste jubilait. Il maîtrisait son pouvoir d'une façon vraiment impressionnante et évidemment il adorait cela.

Bientôt, au cours de ses investigations, le mutant remarqua la présence d'une bibliothèque, par l'intermédiaire d'un écriteau. Cela pourrait gratifier son image s'il s'y rendait... Oui cela semblait être une excellent idée. Alors le jeune homme pénétra à l'intérieur de l'immense pièce, s'il on pouvait lui donner cette appellation tant la bibliothèque paraissait vaste. Le docteur se balada dans les rayons tel un dandy, avec un air satisfait attaché à son visage. Mais c'était bien trop embêtant, cette ambiance studieuse, pas un bruit... Mis à part ses pas et les murmures étouffés. Sheitan arriva bientôt à l'endroit où les archives étaient méticuleusement classées. Mais son regard s'attarda alors sur la silhouette d'une jeune fille aux cheveux roses et aux cornes apparentes. Intéressant. Le professeur se faufila discrètement derrière cette mutante en s'amusant à deviner quel pourrait être son pouvoir, il lut rapidement par dessus l'épaule de celle-ci avant de lâcher d'un air spontané :

"Si vous avez envie de lire des polars, il y en a un excellent rayon."

Avec un sourire charmeur hérité de la famille Oroshi, le jeune homme s'assit en face de la jeune fille pour l'observer. Les coudes posés sur la table et les mains croisées sous son menton, Sheitan attaqua une nouvelle fois histoire que les pensées de la jeune fille ne se focalisent pas trop hâtivement sur sa première phrase :

"Comment se passe votre intégration ?"

Ah, le superbe rôle du professeur certes nonchalant et souriant, mais qui sait prendre soin de ses élèves et être compatissant. Vraiment il attendait avec envie la réponse de cette mutante. Et d'ailleurs, son visage lui était familier, ou du moins les deux cornes qui étaient figées sur le sommet de son crâne. Quel secret cachait cette jeune fille ? Si la patience était une de ses qualités, il était pourtant dur de contenir ses envies, le jeune homme fit mine de s'intéresser à cet article rapportant une série de meurtre dans une contrée lointaine. Peut-être était-ce une piste, un indice ? Sheitan ne s'était décidément pas trompé, il avait son chic pour trouver les personnes qui pourraient le divertir.
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MessageSujet: Re: Redondance perturbante   Redondance perturbante Icon_minitime1Jeu 4 Juin - 9:27

Le temps passa avec une lenteur infinie. Comme à son habitude, Lucy chercha une créature qui pourrait occuper son esprit. Elle ne voulait pas regarder les élèves ; de toute façon depuis le début personne ne lui parle et cela aurais éveillé plus de tristesse ayant lien avec sa solitude qu’autre chose. Il n’est pas rare qu’a force d’être rejeté de tout le monde on se rejette soi-même. C’est dans cette esprit la qu’était parti Lucy et pour cause, le simple fait de lire les faits divers la concernant dans le passé, lui prouvait qu’elle ne méritait pas d’être accepté.

Au fils de son ennuie, son regard bifurqua sur une sorte de pigeon faisant des vas et vient en direction d’un arbre présent à l’extérieure de l’établissement. Voyant par la suite une autre créature de son espèce réalisant le même manège incessant elle soupira :

« Même les pigeons arrivent à trouver des amis »

Complètement désorienté, elle se rétracta sur elle-même, l’article devant ses yeux. Elle avait du mal à se baisser, le pulloveur rose que l’on lui avait donné à son réveil du coma était trop petit et la robe jaune à rayure blanche était d’un gout plutôt dépassé. Cependant, c’était la seul offrande que l’on lui avait faite donc elle y tenait réellement. Elle se remit encore à lire pour la nième fois l’article, cherchant désespérément un moyen de retrouver ses pouvoirs et enfin avoir la possibilité d’être accepté dans cette école.

"Si vous avez envie de lire des polars, il y en a un excellent rayon."

La phrase provoqua un sursaut démesuré de la petite. Elle ne pensait pas que la phrase était pour elle, mais la voie était trop proche, limite derrière son oreille. Elle ne savait plus comment réagir, elle avait pensé à se moment pendant les deux moi qui séparait son réveil d’un coma mystérieux à cette endroit encore moins ludique, et quand celui-ci se présente elle ne sait pas quoi faire ! Une rage démesurée s’empara d’elle-même.

A sa grande surprise le mystérieux inconnu entra dans son champs de vision, ce qui valu pour la fille son deuxième sursaut prématuré. Le regard de la petite se posa donc sur la cape de se mystérieux jeune homme car elle n’osait pas regarder son visage. La couleur de la cape lui rappelait ses soirée passé sur le toit à contemplé les étoiles. Celui-ci s’installa en face d’elle. Elle pensa :

« Même si vous avez l’air charmant, la moindre de la politesse et de demandé si l’on peut s'assoir ! »

Ce qui l’étonna le plus c’est la posture qu’il avait utilisé : Les coudes posés sur la table et les mains croisées sous son menton. Le pire c’est qu’il la regardait ! Non comme tous les gamins qu’elle avait pu observé pendant ses longues heures de méditation mais d’une autre manière, plus subtile.

"Comment se passe votre intégration ?"


Comme le dit si bien la règle : « Jamais deux sans trois » et pour ne pas déroger à celle-ci le troisième sursaut eu lieu. Prenant son courage à deux mains elle prononça quelque mot tremblant mais distinct :

« Puis-je savoir qui vous êtes et ce que vous venez faire ici ? »


Elle s’en voulu pour la fin de sa question car il est vrai qu’elle attendait une rencontre impatiemment depuis son arrivé à l’école. En guise de signe distinctif de cette frustration, elle se mordilla les lèvres doucement pour ne pas laissé entrevoir cette faiblesse.

[ Pfiou, dur d'écrire au réveille !! J'espère que la réponse n'est pas trop sommaire ... ]


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MessageSujet: Re: Redondance perturbante   Redondance perturbante Icon_minitime1Jeu 4 Juin - 22:50

Il y avait toujours de quoi divertir le jeune homme dans cet institut, que ce soit les élèves perturbés ou les professeurs névrosés. Parce que chaque personne autre que lui était automatiquement considérée comme à part, différente, folle. C'était une bonne raison pour rester seul tout en se fondant dans la masse. Sheitan appréciait la compagnie des êtres humains tout autant qu'elle le rebutait. La solitude lui collait à la peau car cela faisait partie de son cycle, il rencontrait, il torturait puis se reconstruisait. Les meilleurs moments qu'il passait étaient lorsqu'il s'enfermait dans sa solitude, se remémorant ses instants préférés.
En fait il n'y avait réellement qu'une personne avec qui il voulait passer le maximum de temps : son jeune frère, Kiryu Oroshi. La haine et l'envie se mêlait en lui quand il pensait à celui qui avait détruit son existence par sa simple naissance. Le jeune homme fantasmait énormément sur l'apparence que ce mutant pouvait avoir, il devait être magnifique, ce sera vraiment un superbe spectacle d'admirer son visage crispé par la douleur quand son scalpel se glissera sous sa peau. Peut-être même qu'il en garderait un morceau, juste pour lui, en souvenir. Car qui pouvait savoir si l'expérience de leur père serait un succès ? Autant prévoir un possible décès.

La bibliothèque était un endroit à la fois agréable et déprimant. Pas d'excès, pas de vie, juste quelques pages tournées et des « chut » à tout bout de champ. Sheitan aimait le calme, mais pas de cette façon. Il aimait obtenir le calme. Comme lorsqu'une de ses victimes tombait inconsciente, là c'était particulièrement intéressant et jouissif.
Son errance entre les rayons fut plutôt brève, c'était satisfaisant de trouver si vite une proie.
Le jeune homme analysa rapidement la mutante qui était assise, des journaux devant elle. Ses cheveux roses et ses cornes l'intriguait, une nouvelle génération de mutants ?
L'approche allait être aisée, elle l'était toujours, c'était ce qui le rendait souvent de bonne humeur, quand il voulait quelque chose, il l'obtenait et ce n'était pas bien dur dans un monde régit par l'argent. Si son frère pouvait avoir le statut de prince, lui se sentait comme un roi. Il jugeait, il décidait.

Le professeur avait justement choisi, il souffla quelques mots à la mutante qui semblait fortement intéressée par les meurtres. Une petite pique suffit à la faire sursauter, un sourire s'afficha sur le visage du jeune homme, c'était tellement simple... Il fit le tour de la table pour s'asseoir en face de la jeune fille, elle sembla sursauter une nouvelle fois. Amusant, elle semblait à cran et pourtant, il n'avait rien fait de bien particulier.
Il s'installa juste en face d'elle, pour avoir le meilleur angle de vision, le docteur dominait toujours quand il s'agissait d'observer quelqu'un. C'était à n'en pas douter une élève et considérant ses lectures et le fait que personne ne soit présent à ses côtés, elle se posait de grandes questions existentielles.
Alors le principal pour Sheitan était d'être aussi courtois que possible. Il souriait alors qu'il s'enquit de la santé de la jeune fille.
Décidément, cette mutante devait avoir tendance à souffrir de spasmes puisqu'elle eut un nouveau sursaut, n'était-ce pas un exagéré comme réaction ? Flûte, il était peut-être tombé sur quelqu'un de complètement stupide, le docteur Belial songea à cette possibilité jusqu'à ce que la fille aux cornes ne bafouille quelques paroles.
Cela lui valut un nouveau sourire, bien que c'était plutôt étrange d'entendre ce genre de questions.

« Je pensais que ma réputation m'aurait précédé, mais ce n'est apparemment pas le cas... »


Un nouveau sourire charmeur ponctua sa phrase, lui qui disait cela alors qu'il adorait se savoir invisible... Il l'observa un instant se mordre la lèvre puis reprit la parole.

« Je suis le docteur et professeur Belial. Ce que je viens faire ici ne vous regarderait pas si j'avais une raison pour être dans cette bibliothèque, mais n'en ayant pas, je ne peux même pas vous le cacher.
Puisque je me suis présenté, puis-je avoir une réponse à ma question. Ce n'est pas que votre nom ne m'intéresse pas, mais j'ai déjà des fiches pour cela. »


Son sourire ne le quittait plus à présent, ses yeux fixaient les prunelles de la jeune fille, tour à tour.
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MessageSujet: Re: Redondance perturbante   Redondance perturbante Icon_minitime1Ven 5 Juin - 0:10

C’est assez perturbant. Tout les jours Lucy venait se réfugier dans cette endroit à l’abri de tout regard, de toutes discutions quel qu’il soit. A l’abri de tout le monde en somme. C’était presque tout le temps le même rituel : rechercher dans les archives l’article tant convoité, s’assoir sur cette chaise, le lire à mainte reprise et se perdre enfin dans ses pensées au fils du temps. Cet endroit était pour elle le havre de paix le plus propice à son malheur. Il y a quand même une sorte de paradoxe dans son fonctionnement, en effet, tout les jours elle rumine qu’elle n’a pas d’ami mais ne fait rien pour en trouver. Elle avait trouvé la bonne formule de sa ligne de conduite : être invisible de tous pour qu’elle le soit envers eux.

L’arrivé de cette personne lui fit un choque plus qu’autre chose. Elle réunissait toutes les manières possible imaginable pour être invisible pensant secrètement à une rencontre avec intel ou celui-ci qui avait l’air stupide avec ses mèches bleuâtre mais tout de foi gentil. Quand elle aperçu l’homme s’assoir en face d’elle, elle ne se contrôlait plus. Trop de stress ? Non. Juste qu’elle ne s’y était pas préparé. Il peut paraitre risible de voir des personnes s’imaginé des scènes à longueur de temps et quand celle-ci se produisent, ils sont totalement tétanisé.

Quand elle reprit enfin son souffle, quand elle prit son courage à deux mains, elle baragouina une question simple mais prononçant toutes la gène, la perplexité et l’incompréhension qui émanait de la petite.

« Je pensais que ma réputation m'aurait précédé, mais ce n'est apparemment pas le cas... »

Alors quoi, c’était sa, sa réponse ! Abasourdi elle ne comprit rien. Réputation ? Précédé ? Mais c’était qui celui-là ! Elle sentit la rage monté en elle tel un boulet de canon projeté à toute vitesse. Ce qui l’énervait le plus n’était pas la réponse de son interlocuteur non, mais plutôt la haine qu’elle éprouvait sur sa simple réponse. Elle chuchota de façons à se que personne ne l’entende :

« Alors quoi ? Tu attends se moment depuis deux moi et quand il se présente tu n’as qu’une envie c’est de disparaitre ! Mais tu n’es pas normale ma parole ! »

Elle n’était pas normale, la était le problème et c’est pour sa qu’elle était dans cette institut. Elle pensa soudainement que si elle avait un pouvoir quelconque, c’est justement de ne pas en avoir. Le seul faite qu’elle n’arrive pas à tenir une conversation avec quelqu’un, quel qu’il soit, c’était pour elle la raison de sa présence dans l’établissement.

Commencent à ne plus rien prendre en compte dans son entourage elle se figea sur sa dernière réplique. Réputation ? Réputation ! Alors comme sa, les élèves ici avaient une réputation qu’ils le veuillent ou non. Elle commença à fantasmer sur la sienne : « la jolie fille aux cheveux rose » mais doté d’un esprit ludique elle se rabattit plutôt sur : « la fille bizarre au cornes »

« Je suis le docteur et professeur Belial. Ce que je viens faire ici ne vous regarderait pas si j'avais une raison pour être dans cette bibliothèque, mais n'en ayant pas, je ne peux même pas vous le cacher.
Puisque je me suis présenté, puis-je avoir une réponse à ma question. Ce n'est pas que votre nom ne m'intéresse pas, mais j'ai déjà des fiches pour cela. »

Quand l’inconnu qui ne l’était plus lui répondit, elle fut soudainement ramenée à la réalité. Alors ce professeur machin truc était non seulement impolis mais en plus arrogant ! Elle eu envie de lui crier : « bien sur que votre présence ici me regarde, vous vous prenez pour qui ! » mais elle ne pu seulement se résigner à être de nouveau déstabilisé par cette excès de colère importun.

Ce qui la fit le plus réfléchir fut cette air niait sur son visage, son sourire, on l’aurait cru figé. Telle un homme statu attendant une pièce de monnaie. Quand elle se rendu enfin compte du temps indéfinissable qu’elle mettait à répondre à la question, elle répondit aussi sèchement qu’elle le pouvait et malheureusement un peu trop fort :

« Ma vie personnel est comme la raison de votre venu ici : elle ne regarde personne. »

Sa lèvre devait être bien attaché car après cette déclaration elle ne pris même plus la peine de caché son mécontentement suite à cette réponse non voulu.


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MessageSujet: Re: Redondance perturbante   Redondance perturbante Icon_minitime1Sam 6 Juin - 17:07

Le matin ne réussisait pas à la créature nocturne qu'était Sanzo, il avait commencé sa journée bien plus tard que les autres, fait un tour dans le sous-bois qu'il aimait tant puis avait reposé son corps au grès du vent et de l'éclat de la lune complète de cette période de l'année. Il songeait à la vie qu'il aurait aimé avoir, que ferait-il sans ses pouvoirs, tants de questions éclairées par l'éclat blafard du satellite naturel de la Terre qui commençait sa course à travers la mer d'étoiles. La forêt était calme, dense, comme un refuge, une chambre d'adolescent mal rangée où on entreposerait tout ce que l'on aime, mais quand on est pas habitué on se sent mal à l'aise. C'était le royaume de Sanzo, le seul endroit qu'il pensait maitriser, l'unique chose qui lui appartenait, la liberté. Et encore, ce n'était pas total, mais San s'en fichait, il pouvait faire bien plus que certains hommes libres, il avait tout pour se sentir heureux désormais. Alors pourquoi se posait-il autant de questions? Parce que c'était dans la nature de Sanzo d'accepter son propre bonheur sans concessions. Il ne se torturait pas, non il voulait mériter chaque chose qu'il possédait, que ce soit matériel ou non. Alors il passa la nuit à se mélanger le cerveau, retournant l'intérieur de sa boite crânienne, dérangeant ses pricipes puis rangea tout proprement, avec minutie, pour en revenir au résultat de départ. Sanzo était toujours le même. il faisait toujours cela, c'était une sorte de méditation, il vérifiait si tous ses choix étaient justes, si chaque fait et geste était le bon, si il avait des leçons à tirer de n'importe quelle banalité. Il en avait marre, il aurait aimé ne pas se poser toutes ses questions et simplement, vivre.

C'est quand les premières lueurs du soleils carressèrent le pelage hivernal de l'Ôkami qu'il décida de repartir vers l'institut. Il passa comme à l'accoutumée par les toits pour rejoindre une fenêtre qu'il avait laissée ouverte, il n'avait plus qu'à la pousser, une fois ces quelques formalités accomplies il se changea, aussi bien en homme que de par sa tenue, après avoir pris une longue et délassante douche. Il sorti de ses quartiers habillé normalement, chemise blanche et pantalon noir, et sa paire de lunettes qu'il plia sur le col de sa chemise de manière à ce qu'elle soit maintenue. Tel un rituel il prit les mêmes choses sur son plateau de cantine collective et s'assit à la même place, il était quasiment seul tous les matins, il était toujours à la même table, il écoutait les conversations de quelques membres du personnel et ainsi prennait les nouvelles de l'établissement. Il donna cours juste après, métamorphose, où une petite élève, certainement une des plus jeunes de l'étalbissement avait transformé ses jambes et le bas de son buste en ceux d'un magnifique cheval mais que par l'exitation du moment elle était restée coincée sous cette forme et paniquait totalement. Le centaure improvisé avait était calmé puis tout était rentré dans la norme sans que personne ne soit mis au courant de cet incident des plus fâcheux.

Une fois ce cours passé, San n'avait plus rien à faire, sa journée était quasiment terminée, des devoirs à corriger, des cours à préparer et quelques livres à conseiller pour quelques élèves captivés et ferrus de philosophie. Mais pour commencer son après-midi il décida de lire un peu au soleil. Un de ses livres préférés sous le bras il alla s'installer dans le parc, un bout de pelouse et l'ombre d'un peuplier étaient pour lui l'essentiel. Il s'endormit juste après les deux premières pages. Son réveil se fit naturellement et calmement, car là il n'était pas obligé de se lever et donc il avait le sourire. Il réfléchit à ce qu'il avait à faire, puis il se remémora la promesse qu'il avait fait à deux élèves au sujet d'un livre que Sanzo avait lu jeune et dont il ne se souvenait pas du titre.

Il devait donc passer en vitesse à la bibliothèque car elle fermerait en début de soirée et le soleil allait finir sa course dans les quelques heures qui suivaient, enfin il y avait le temps, mais pas si Sanzo voulait s'accorder du temps pour lire et relire ses poèmes préférés de Baudelaire et fleurer encore l'odeur des vieux manuscrits. Il entra donc dans la bibliothèque, cette immense structure était si acceuillante, sourire de l'acceuil, et l'odeur si agréable des feuilles remplies d'encre. Le silence qui y régnait était si reposant, puis il arriva aux oreilles de Sanzo deux voix, un peu plus fortes que le reste des chuchots du bâtiment. Il se dirigea vers les deux personnes qui lui semblaient nouvelles, la curiosité de Sanzo était certainement un de ses plus grand défaut, quand il arriva près du bruit, il entedit un bout de conversation, des bribes de phrases arrivèrent à ses oreilles pourtant sur-dévelloppées. Il ne chercha pas à réfléchir de trop et se posa une seule question, devai-il s'intercaller dans la dispute? il aurait du se poser la question de départ, à savoir si cela s'avérait bien être une dispute, mais trop tard la décision était déjà prise, il passa les rayons et arriva en face de la fenêtre et de la table où se présentaient à lui deux personnes inconnues. Un homme plutôt beau aux allures sombres, et une fille apparament plus jeune, une nouvelle élève certainement, elle possédait une paire de cornes sur le crâne, l'homme quand à lui n'avait pas de signes distinctifs il passait pour quelqu'un de tout à fait normal et avait l'air d'avoir beaucoup vécu en société avec sa démarche fière et sa tenue irréprochable voire autaine. Quand à elle, celle qui portait la longue chevelure rose était plus renfermée, certainement quelqu'un qui au contraire était très seul. Sanzo ne se dégonfla pas, ce n'est pas une fois arrivé devant le danger qu'il faut rebrousser chemin. Alors il s'éclaircit la voix discrètement et interpella les deux étrangers :

"Bonjour, excusez moi je me suis permis de venir ici, car nous sommes dans un espace de travail, je vous prierais de garder le silence. Cela étant dit avez vous un problème?"

C'était fait, maintenant Sanzo espérait un "non" suivit d'une formule de politesse pour repartir à ses activités...
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MessageSujet: Re: Redondance perturbante   Redondance perturbante Icon_minitime1Dim 7 Juin - 4:36

Que cette situation était divertissante. Sheitan était vraiment une personne détestable, il ne respectait rien mis à part son père et la nature, son pouvoir en était par ailleurs la simple démonstration. Le jeune homme n'arrivait simplement pas à rester trop longtemps en compagnie de l'homme, personne ne lui donnait assez grande satisfaction. Parfois cela lui faisait peur de trop fantasmer sur son frère et si cela s'avérait décevant. Si Kiryu se révélait inintéressant, comment réagirait-il ? Le mieux était de ne pas y penser et après tout il y aurait sûrement matière à le contenter dans cet établissement. Par exemple, cette jeune fille l'intriguait particulièrement, c'était différent des envies de tortures qui provoquaient bon nombre de pulsions chez lui, mais c'était comme une impression de déjà vu, comme s'il avait déjà eu affaire à elle. Et pourtant ses cornes et ses cheveux roses faisaient d'elle une personne bien atypique... Ce serait donc à revoir, il devait en parler à son père, puisque c'était une mutante lui devait être plus au courant, après tout on ne lui confiait que peu de missions, connaissant son caractère difficile, un peu trop fébrile à vrai dire.
Sheitan essayait de retenir les moindres détails physique et mental que lui montrait la jeune fille, pour le reste, comme il venait de l'affirmer à la personne en face de lui, le professeur n'aurait qu'à consulter sa fiche. En qualité de professeur de français, il n'aurait aucun mal à s'approcher d'elle étant donné que celle-ci se trouvait être étrangère à ce pays. Tout semblait être fait pour que le jeune homme réussisse sa mission, c'était presque trop facile, c'est pourquoi il pimentait le jeu en ne recherchant pas son frère, attendant de tomber sur lui par hasard, chance pour un, malchance pour l'autre. Leurs destins étaient figés, restait à savoir quand ils s'accompliraient.

Le professeur savourait ce doux moment pendant lequel tout était sous contrôle, la jeune mutante semblait perdre ses moyens, c'était d'autant plus amusant, surtout que le docteur Belial ignorait totalement ce qui pourrait lui arriver si jamais la jeune fille était poussée à bout. Évidemment, le but du jeune homme n'était pas de l'énerver, ce serait bien trop simple. Tout ce que faisait Sheitan était d'apprivoiser les gens, d'avoir leur confiance, puis de les avoir sous son contrôle, avant de les détruire. C'était un long travail, souvent difficile car il ne s'attaquait pas à des proies banales, Belial avait des ambitions, il voulait détruire ceux qui aurait du mal à le croire, ceux qui se méfieraient de lui au premier regard. Exactement ce que la rose bonbon semblait être en train de faire à vrai dire et cela lui donnait envie de rire tellement la perspective de voir ce joli minois fondre en larmes lui plaisait. Mais une chose l'embêtait, elle ne semblait même pas sensible à son charme habituel, c'était extrêmement vexant. Cela ne l'empêcha évidemment pas de se conduire comme à son habitude, rajoutant sûrement un peu trop d'allure désinvolte et de ton ironique. Non, décidément, ça n'allait pas avec elle. Et c'en était d'autant plus intéressant, enfin quelqu'un qui semblait lui donner du fil à retordre...

Sheitan écoutait attentivement la mutante, n'attendant seulement qu'elle réponde à sa question, oui, il était sûr de lui. Parce que cela fonctionnait toujours et cela avait toujours fonctionné, mais elle avait l'air excédée, pourquoi se mettait-elle dans cet état ? Zut, ce n'était pas une fille comme les autres, peut-être un peu trop solitaire. Il devait adapter rapidement son jeu sinon il allait la perdre. Tout à ses plans, le jeune homme ne se rendait pas spécialement compte du temps qui passait, ou de cet homme qui se rapprochait d'eux et encore moins des regards qui commençaient à fuser vers eux. C'était apparemment sa journée d'étourderies et cela ne lui ressemblait guère... Il est vrai que parler librement dans une bibliothèque n'avait jamais été du meilleur effet et attirait évidemment toutes les oreilles.
Finalement la réponse tant attendue se fit entendre mais la réponse s'avéra bien décevante. Le jeune homme soupira avec un sourire, avant qu'un homme n'apparaisse à côté de lui, leur adressant la parole. Belial le reconnut aussitôt. S'il n'avait pas encore arpenté toutes les fiches des élèves, il connaissait déjà les professeurs par cœur. Sanzo Kichigai, homme-loup, professeur de métamorphose à l'apparence d'un élève malgré son âge réel. Un collègue, donc.
Sourire convenu de la part du professeur de français qui se leva avant de répondre au professeur d'une voix amicale et faible en décibels :

« Pardonnez-moi, il est vrai que je me suis un peu laissé aller à la passion de la discussion jusqu'à en oublier l'endroit où je me trouvais, mais il ne me semble pas que nous ayons été présentés ? Je me nomme Sheitan Belial, je fais partie du corps enseignant en tant que professeur de français et suis dans le même temps le docteur de l'institut. »


Cela devenait compliqué s'il fallait déjà s'occuper d'une nouvelle proie, ô combien intéressante par ailleurs... Le jeune homme tendit une main en guise de salutation à celui qui lui faisait face, surveillant discrètement les agissements de la jeune fille. Même si ce n'était pas important qu'elle reste, il se ferait un plaisir de repousser sa chasse à plus tard...
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MessageSujet: Re: Redondance perturbante   Redondance perturbante Icon_minitime1Dim 7 Juin - 13:24

Lucy était complètement perdue. Habitué à une solitude inégalée elle se retrouva avec cette espèce de goujat en face d’elle. Bien qu’elle ne compris toujours pas l’objet de sa visite, elle ne pouvait pas dire qu’elle était comblé du premier contacte humain ou mutant qu’elle vivait. Déstabilisé à longueur de temps, elle commença même à regretter son autarcie tant détesté. Comme dit le proverbe : « mieux vau être seul que mal accompagné » et elle ne s’avait pas pourquoi mais elle commençait à comprendre se proverbe qui aurait pus paraitre complètement stupide à ses yeux quelque heures plus tôt.

L’homme dégageait de son physique quelque chose de mesquin. Il serait mentir de dire qu’elle ne l’ut pas trouvé sans charme au début mais elle était arrivé à un point que même le charme physique de son interlocuteur ne pouvait strictement rien changer. Il souriait toujours, mais qu’elle sourire détestable ! Il ne s’arrêtait jamais. Lucy pensa dans un de ses moments de vide absolu :

« A force de resté comme cela il va avoir des spasmes »

Bien que sa lèvre fasse dorénavant entrevoir une goute de sang, Lucy ne put s’empêcher de sourire à son tour. Non par approbation de son bourreau mais plutôt par moquerie de celui-ci. Lucy cherchait toutes les façons possibles imaginables pour essayer enfin d’être à l’aise et reprendre l’avantage sur le point noir de sa journée. Elle releva donc la tête devant son interlocuteur, et lui montra son plus beau regard (si lui essai de me charmer avec une beauté inexistante, je vais essayer d’en faire de même).

Lucy ne c’était jamais trouvé belle. Chaque matin, quand elle s’enferma dans sa douche et qu’elle croisait son reflet au sein du miroir, il y a avait toujours cette dose de dégout qui s’emparait d’elle.

« Comment veux-tu être belle avec ces cornes si horrible ! Puis tu a vu ta tête, jamais un garçon sera intéressé par toi, et se ventre ! il est vraiment trop rond. Il va falloir maigrir si tu ne veux pas que l’on commence à se moquer de toi. »


Là, Lucy pensait qu’elle avait une chance. Non pour le séduire loin de là, mais surtout pour inversé la vapeur. Bien qu’elle ne savait pas comment faire, elle se dit que quelqu’un qui avait l’air si sur de lui devrait avoir une réaction quand les évènements ne tourne pas comme prévu. Elle releva donc la tête et croisa son sourire ignoble. Prenant son courage à deux mains elle figea ses yeux dans les sien. Cette bataille était perdue d’avance et elle le savait inconsciemment. Elle baissa la tête comme un poids que l’on jette à l’eau, laissant entrevoir quelque perle incolore coulé le long de son visage. Elle murmura :

« Tout est perdu »

Non consciente de la défaite qu’elle essuya, elle ne pus entendre la deuxième personne arrivé.

"Bonjour, excusez moi je me suis permis de venir ici, car nous sommes dans un espace de travail, je vous prierais de garder le silence. Cela étant dit avez-vous un problème?"


Cette déclaration lui fit valoir un quatrième sursaut. Elle sécha ses larmes aussi vite que possible pensant inconsciemment que son ange gardien c’était enfin dévoué à la sauver. Ce qu’elle vit était encore plus beau que ce qu’elle imaginait. Il était d’une blancheur inégalé, telle l’ange qu’elle c’était imaginé, puis la phrase qu’il avait prononcé montrait bien qu’il venait la sauver.

Quand elle vue la personne en face d’elle se lever pour lui sérer la main, tout ses espoir tombaient à l’eau. Elle pensa soudainement :

« Alors quoi, c’était sa ! Comme lui était inefficace avec moi il du appelé du renfort. Vous êtes si pitoyable ! »

Mais cette déclaration provoqua une sueur froide dans la petite. Son but n’était pas de les repousser mais de devenir amis avec eux, et même si l’homme en face d’elle n’avait aucun air sympathique, il avait quand même fait le premier pas.

Profitant de la présentation de son interlocuteur, Lucy se leva d’un coup. Malheureusement ses jambes n’étant pas préparé à cette élan d’énergie fléchirent et fit tombé la jeune fille comme une sorte de gros sac. Se relevant difficilement, elle baragouina au nouveau venu :

« On me nome Nyu, je voulais savoir si vous voudriez bien rester avec nous s'il-vous-plais »


Plaçant tout ces espoir dans la fin de sa présentation, elle avait fais tout pour que l’homme comprenne qu’elle était en danger : elle avait pris la posture de bête traqué avec des intonations de voie ne pouvant cacher les larmes qui se remirent à tomber et pour couronné le tout ses jambes la lâchèrent pour la deuxième fois, ce qui fit qu’elle était comme si elle se prosternait devant lui.

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Dernière édition par Lucy Tenshi daraku le Dim 7 Juin - 16:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Redondance perturbante   Redondance perturbante Icon_minitime1Dim 7 Juin - 15:12

Sanzo n'était pas quelqu'un de sociable, c'était plutôt quelqu'un de réservé, de mystérieux, le professeur qui se cachait derrière son statut pour ne parler à quasiment personne. ATN était son seul ami et son amant, mais mis à part lui, il n'avait que rarement été adopté au sein d'un groupe d'amis, les élèves ne le détestaient pas non plus, mais il était quelqu'un de très spécial ce qui faisait perdre tout espoir de lui parler. Manque de chance c'est Sanzo lui même qui s'était donne ce personnage, il regrettait désormais. L'homme se tenant désormais devant lui se présenta. Un homme charmant, quelqu'un d'avenant, d'une beauté à en faire pâlir encore plus les joues du métamorphe et sa voix était certainement une des plus douces et rondes de l'institut. Sanzo était presque sous le charme de ce bel homme, à l'allure aimant et sincère. En plus il se révéla être le nouveau professeur dont tout le monde parlait, sa réputation le précédait. Sa poignée de main fut franche et amicale.

"Bonjour, monsieur Belial, enchanté, mon nom est Sanzo Kichigai, je suis moi même professeur au sein de l'établissement, je m'occupe de la philosophie et de la métamorphose. Je suis content que quelqu'un prenne le relais car ce vieux Dubuix commençait à me taper sur le système et en plus vous m'avez l'air fait pour ce poste."

Le professeur Dubuix était le plus vieux de l'établissement, il allait atteindre la soixantaine et continuait toujours de donner ses minables cours de français en critiquant mes méthodes de préparation de cours et d'éducation, jusqu'à rentrer dans ma salle de classe ce vieux solitaire était tout ce dont Sanzo voulait éviter de devenir. Alors que Sheitan avait l'air beaucoup plus sympathique. C'était mieux ainsi, c'était ce que voulait l'Ôkami, quelqu'un de jeune et dynamique et pourquoi pas continuer si affinités présentes à se lier d'amitié avec ce collègues aux allures non-déplaisantes. Quand il tourna la tête il regarda la chevelure rose tomber à terre et se relever en se présentant, la politesse ne devait pas être son fort, cette nouvelle se faisait appeller Nyu. Jamais entendu parler, on aurait dit un premier mot de nourrisson. Cette fameuse "Nyu" lui demanda de rester avec eux, ce qui était un bon moyen de faire connaissance certes mais pourquoi cette élève avait prononcé ces mots sans gêne? Comment avait-elle imaginé la scène? Que Sanzo allait prendre sur son temps pour faire la garderie? Non et puis San avait du temps de libre après tout, une heure avec eux lui passerait le temps, et puis même cette Nyu avait le regard d'un enfant perdu, qui commençait à appitoyer l'homme-loup.

"Bonjour Nyu, je me suis déjà présenté appelles moi Sanzo, bien écoutes si le professeur ne m'en empèche pas oui, je veux bien rester avec vous, pourquoi pas."

Pourquoi le professeur s'y opposerait d'ailleurs? Etait-il ami avec cette jeune fille? Lui aussi entretenait-il une relation secrête et interdite avec une élève? C'était aussi imaginable que le fait que l'on découvre Sanzo et Étienne. C'était impossible. En tout cas Sanzo ne devait trahir ce secrêt sous peine de devoir s'exiler. Et errer au grès des courts d'eau et des vents chauds. Effrayante vision de son avenir qui fit frémir le dos et vibrer son souffle, San se remit les idées en place en réfléchissant à quel pouvoir pouvaient avoir les deux, on parlait du nouveau professeur comme un métamorphe, Lucy et ses protubérances osseuses lui inspirait également une trasformation quelconque, elle devait pouvoir devenir tel un démon. Sanzo avait le pressentiment qu'elle cachait en elle un pouvoir énorme, enfoui. Toutes ses suppositions s'éclaireraient avec le déroulement de l'après-midi, faisant ainsi connaitre deux nouvelles personnes au professeur. Plus il y pensait, plus Sanzo réfléchissait au fait qu'ils étaient tous trois dans une bibliothèque, ne permettant pas de discuter à volonté, il réfléchit donc à un endroit où aller et selon la réponse du professeur il proposera ou non...
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MessageSujet: Re: Redondance perturbante   Redondance perturbante Icon_minitime1Lun 8 Juin - 0:53

Sheitan était une des personnes réalistes à penser que l'on est toujours seul, jamais personne ne lui avait prouvé qu'il ne pouvait pas vivre ainsi, qu'il serait plus heureux en partageant sa vie avec une ou plusieurs personnes. Non, rien ne pouvait lui apporter plus de bonheur que de détruire et se réjouir d'être le seul debout. Kiryu existait certes, mais à ces yeux il ne représentait pas la plénitude, non, il voyait son plaisir de retrouver son frère comme quelque chose de très éphémère. Le professeur ne s'imaginait avec quelqu'un en permanence, les seules personnes avec qui il était lié étaient son père et son frère, pour qui il avait autant d'amour que de haine à donner, un mélange exquis. Le jeune homme pouvait passer d'une seconde à l'autre du désir profond qu'il avait pour son frère à l'envie morbide de le voir souffrir. Le docteur maniaque vivait de cette manière tout ce qu'il entreprenait, c'était sa façon de vivre, tout à l'extrême, tout était toujours tout blanc ou tout noir dans sa vie. Que ce soit son humeur, ses actions, ses pensées, le seul contraste qui existait se situait entre ce qu'il montrait et ce qu'il était réellement.

L'arrivée du professeur de métamorphose et de philosophie démontra à quel point Sheitan pouvait se montrer amical et avenant, lisse et souriant alors que ses pensées étaient toutes autres. Oh bien sûr il redoutait les télépathes, c'est pourquoi il s'était renseigné sur les professeurs et les élèves psychistes. Il ne devait pas se faire avoir si simplement, il ne devait pas y avoir de barrière possible entre lui et son projet.
Le sourire aux lèvres, le docteur Belial serra la main de son confrère, en écoutant sa présentation. C'était amusant de l'entendre parler de lui de cette façon : "fait pour ce poste".
Parfait, au moins l'homme-loup ne semblait pas aussi méfiant que la jeune mutante, forcément, il n'était déjà pas apeuré, ce qui valait mieux pour un loup à vrai dire.
Sheitan n'avait aucune idée de qui pouvait être ce Dubuix et de toute façon il s'en fichait éperdument, il se renseignerait tout au plus sur ses actions passées mais vu comme le professeur Kichigai en parlait, ce vieil homme semblait particulièrement inintéressant.

"Eh bien je vous remercie de cet accueil, je compte bien faire de mon mieux."


Décidément il lui faudra se renseigner un peu plus sur cet homme, Sanzo Kichigai. Quelle serait la meilleure façon de le faire souffrir ? Que dissimulait-il derrière sa douce figure sans âge ?
Son attention se détourna du professeur lorsque celle de celui-ci se focalisa sur la jeune fille qui venait de s'écrouler. Belial soupira intérieurement, non vraiment, elle avait l'air gourde, c'en était pitoyable. Il se retourna lentement pour l'observer se relever, son faciès montrant une mine à la fois étonnée et embêtée par cette chute.
Et la gourde se présenta l'air de rien. Nyu ? Ne pouvait-elle pas leur donner un nom plus convenable ? Soit, il le trouverait lui même. C'est alors qu'elle demanda si le nouveau venu pouvait rester avec eux. Une nouvelle fois Sheitan usa de sa mine étonnée qu'il mélangea avec un sourire de réjouissance. Kichigai prit la parole, Belial étouffa un rire convenu.

"Je ne vois pas comment je pourrais l'interdire, je serais ravi de faire plus ample connaissance avec vous. Mais, peut-être devrions-nous sortir de la bibliothèque ? Je ne voudrais pas déranger nos apprentis en plein travail."

Sheitan avisa la sortie d'un hochement de tête. Il assura la jeune Nyu d'un sourire charmant que tout se passerait bien, inversant les rôles pour le professeur de métamorphose. Elle était mystérieuse, il devait faire attention à ne pas la juger trop rapidement, il n'était pas du tout au courant de son pouvoir ni de ce qu'elle cachait. Méfiance, mais néanmoins...
C'était une belle journée.
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MessageSujet: Re: Redondance perturbante   Redondance perturbante Icon_minitime1Lun 8 Juin - 1:49

Lucy était une de ces personnes sans identité. On lui avait donné ce prénom stupide à son réveille du coma car elle ne s’avait dire que cela ; ceux qui pourrait paraître risible. En effet les nouveau-nés prononce les premiers mots telle : « maman, papa » mais non, elle c’était « Nyuu » En plus de ne pas avoir de prénom, elle n’avait aucun contacte sociale, c’est même si quand elle allait en cour on la remarquait. Le fait que le prof d’histoire s’étonnait d’avoir une nouvelle élève à chaque fois que Lucy avait un cour avec lui, la rassura dans la position d’être inexistante.

Son monde fut chamboulé en quelque seconde. Lucy d’habitude assez agile et silencieuse avait perdu tout ses moyens à l’arrivé de l’étrange personne. Il la dévisagea tel un pervers avec un sourire béat à croire qu’il avait des idées mal placé à chaque regard sur elle. Son attitude n’était pas normale. Lucy avait étudié les mutants par la fenêtre des soirées entières, elle avait étudié les élève sortant en douce le soir par le toit pour allé dans je ne sais qu’elle direction pour revenir le lendemain à la première heure pour les cours. Non, lui n’était pas normale.

Quand son « sauveur » arriva, elle ne pu s’empêcher d’être percuté par son imposante chevelure blanche. Elle l’avait déjà vu, mais ou ? La connaissant, il était impossible qu’il ne l’ai vu, elle trouvait toujours les endroits bien caché pour que l’on ne la retrouve pas. Mais le souvenir de sa rencontre de cette soirée fut tout de même un échec pour elle. C’est vrai sa, depuis quand on s’intéressai à elle ? Même le prof de psychisme avait abandonné son cas car elle ne démontrait aucun pouvoir apparent.

"Eh bien je vous remercie de cet accueil, je compte bien faire de mon mieux."

Elle revint soudainement à la réalité. S’apercevant qu’elle n’avait pas bougé de sa misérable posture, elle se leva avec quelque faiblesse mais put par la suite tenir debout. Elle put enfin observer plus minutieusement l’homme en face d’elle avec la certitude de l’avoir déjà vu quelque par.

Voyant qu’elle était tout de même la 5e roue du carrosse dans cette discutions. Elle eu envi de crier :

« HEY ! Mais vous êtes venu me parler à moi, alors arrêtez de m’ignorer maintenant ! »

Cette élan d’énergie la fit se crispé quelque peut. Elle s’entait sa mâchoire se rétracter et ses dents commençait à lui faire mal. Elle relâcha toute la pression quand elle prit conscience de sa pensée. Mais comment pouvait-elle penser cela alors qu’ils ont pris contacte ? Les premiers à réellement lui adresser la parole ? Elle s’injuria mentalement pendant une dizaine de seconde alors que juste après elle se demandait comment elle pouvait oser penser sa, alors que aucun des deux ne s’intéressaient à elle. Ils étaient comme tous les autres en faite. La seule différence avec les gamins qui jouaient dehors était qu’ils étaient des profs.

"Je ne vois pas comment je pourrais l'interdire, je serais ravi de faire plus ample connaissance avec vous. Mais, peut-être devrions-nous sortir de la bibliothèque ? Je ne voudrais pas déranger nos apprentis en plein travail."

A l’entente de cette déclaration, Lucy poussa un sourire. Non en réponse de celui du médecin sexuellement perturbé qui la regardait à se moment la mais plutôt du fait qu’elle pourra se ressentir enfin seul. Le simple fait que le maniaque du sourire pour séduire les jeunes filles écervelé ait prononcé : « je serais ravi de faire plus ample connaissance avec vous. » voulais bien signifié pour Lucy qu’il allait enfin la laissé tranquille. Puis l’ange qui ne l’était peut être pas se focalisera sur ce docteur machin truc pendant la conversation. De ce faite, Lucy sera de nouveau inexistante.

Quand ses pensées arrivèrent au cerveau, elle ne comprenait pas pourquoi elle réagissait toujours comme sa. Ne voulant pas paraitre plus stupide qu’elle l’avait fais paraître à cause de ses nombreuses étourderies précédente, elle poussa un son signifiant l’approbation de la demande des deux personnages. Se retournant, elle prit l’article de journal qui était resté sur la table et le rangea la ou elle le cachait pour pouvoir le relire à sa guise le lendemain. L’article enfin caché, elle se remit face aux deux hommes en leur demandant d’une voix moins sereine qu’elle l’aurait voulu :

« Où allons-nous ? »
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MessageSujet: Re: Redondance perturbante   Redondance perturbante Icon_minitime1Jeu 11 Juin - 19:24

Tant de politesse de la part de Sheitan était une manière détournée de montrer son intelligence, Sanzo quand à lui ne voulait pas parraître comme cela. Il voulait toujours rester simple, même si il savait utiliser les mots. C'était si complexe de lire en ce nouveau professeur, mais il dégageait une sorte de supériorité maladive qui gênait Sanzo, mais il ne voulait pas avoir un préjugé sur cet homme qui était un inconnu confrère. Nyu quand à elle était plus paniquée, réservée et impulsive. Sanzo la voyait bien dans le rôle du chien de garde qui aboyait après chaque visiteur de la propriété. Elle était alerte et alarmée apparament. Sanzo aurait eu envie de lui demander ce qu'il n'allait pas mais il semblait que la cause soit ce beau professeur de français. Après tout c'était leurs histoires, pas celles de San et puis en quoi l'Ôkami aurait pu se rendre utile? Demander de l'aide à un inconnu est soit inconscient comme acte soit désespéré. Et sa demande, à savoir que Sanzo reste avec le binôme était désespérée. Enfin c'est ce que Sanzo pensait. La question qui se posait à présent était où aller. Il y avait tant d'endroits à visiter et si peu de temps. Le monde est un si petit mot et pourtant regorge de tant de nouveautés, de richesses et de secrets. Eitsu était un monde en soi, emplit de secrets, mystères et autres rumeurs devenant à leur tour des légendes, c'était captivant pour n'importe qui, mutant ou passant lambda. Les endroits fétiches de Sanzo devaient rester à lui, la forêt n'était pas l'endroit qu'il voulait partager et même faire connaitre, même pas à son amant caché.Le parc était selon lui la chose la plus banale mais qui allait si bien avec un premier contact, là bas ils auraient pu discuter et se connaitre. C'était à la fois calme et public, et le soleil couchant était magnifique sous les peupliers. Mais ce n'était pas à Sanzo de prendre la descision, il n'était pas seul, il devrait concerter les autres.

"Je propose le parc, nous pourrons parler tranquillement au moins."


Sanzo par réflexe regarda le jeune homme en premier, puis sourit à celle qui portait des cheveux hors du commun. Le professeur repensa à la promesse qu'il avait fait, mais à quoi bon? De toute façon il savait très bien qu'il était trop tard pour se charger de cela et il avait encore du temps. Puis même, ce n'était pas à proprement dit une promesse mais il se devait de respecter ses dires, et il ne le ferait pas cette fois. Bon ou mal, de toute façon il y a une part de positif en toute chose, y compris la déception et le refus. De toute façon l'homme-loup était intrigué par ses deux nouvelles rencontres, au même niveau.

"À moins que vous ne vouliez aller autre part ou que vous ayez un endroit favori?"

Sanzo ne connaissait pas non plus tout l'établissement, la preuve ni Nyu ni Sheitan n'était familier à cette indomptable bête. Le temps était estival, dehors il faisait doux, ni trop chaud ni trop froid, le vent calmait les rayons puissants de l'étoile unique et les nuages apportaient un ombrage audacieux. Sanzo commençait à avoir faim, mais c'était un détail. Son ventre ne se manifestait pas encore, du moment qu'il ne criait pas à la place de l'homme cela lui allait. Puis intrigué par les cornes de la jeune Nyu il osa faire échapper de sa bouche ce qui lui occupait l'esprit depuis la première vision de la jeune fille.


"J'ai remarqué que tu portais des cornes Nyu, tu es une métamorphe?"
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MessageSujet: Re: Redondance perturbante   Redondance perturbante Icon_minitime1Sam 13 Juin - 3:39

Il était toujours simple de se comporter comme quelqu'un de calme, de tout encaisser sans broncher. Oui, pour certaines personnes c'est même plus simple que de confronter son avis à celui des autres, ou de tout bonnement rentrer dans le jeu des disputes et de l'énervement constant. Ce n'était pas spécialement que Sheitan était une personne calme, loin de là, il était toujours extrêmement nerveux, seulement il se contenait d'une merveilleuse façon. Le jeune homme se gardait bien de montrer tout signe de faiblesse, il n'en était absolument pas question. Sinon sa mission faillirait aussi vite qu'il l'avait commencé. Le professeur devait réussir, il n'y avait aucune raison pour que ce ne soit pas un succès. Tout devait être vraiment parfait, sinon son père ne pourrait pas l'accepter. Il avait pourtant hérité de sa perfidie et du physique des Oroshi, son père devait reconnaître qu'il était une partie de sa réussite ! Un jour il comprendrait sûrement, Belial était le meilleur et qui plus est un mutant, probablement beaucoup plus doué que son frère, oui, cela ne pouvait pas être autrement... Même si Kiryu se trouvait être la perfection, le fantasme ultime, personne ne pouvait le surpasser.
Le docteur faisait face à Sanzo Kichigai avec énormément de dignité, tout ce qui le caractérisait en fait, un sourire bien placé, une voix douce, une facilité extrême à se montrer en société, à discuter à la fois simplement mais sans jamais oublier sa position, donc avec un vocabulaire choisi et adapté.
Sheitan ne savait pas quoi penser de la jeune fille qui pressait le professeur, qu'elle était pénible ! Heureusement que lui avait réussi à engager la conversation avec le métamorphe sans que celui-ci ne semblât se douter de quoique ce soit. Pourtant le jeune homme savait très bien que l'homme-loup était loin d'être idiot, il était justement intéressant d'imaginer ce que pouvait être le point faible de celui-ci... Peut-être n'en avait-il aucun. Le professeur Kichigai semblait en effet être une personne des plus sérieuses, du moins au vu de son apparence. Tout le contraire de la jeune fille nommée Nyu qui s'activa alors que les adultes cherchaient silencieusement un endroit propice à leur conversation à venir. Finalement, ce fut l'homme aux cheveux d'un blanc pur qui indiqua à la jeune fille aux cheveux roses qu'ils se dirigeraient vers le parc. Existait-il meilleur endroit pour se montrer au public qu'un parc ? Sheitan était très satisfait de cette proposition et encore plus par le fait que ce ne soit pas lui qui ait à la faire. Il réagit avec ses attitudes habituelles, passant de la moue de la découverte, puis la réflexion et pour finir l'approbation.

« Cela me semble être une excellente idée. »

Le Docteur Belial dégaina un sourire de circonstance puis avisa la jeune Nyu d'un regard interrogateur avant que le professeur de métamorphose ne montre un certain intérêt vis-à-vis des cornes de la jeune fille. Sheitan ne cacha pas une nouvelle mimique visée à se moquer avec gentillesse de la déformation professionnelle de son collègue. Il tendit également l'oreille, d'où venaient ces cornes ? Il n'était pas assez expérimenté concernant les mutants, il n'avait même pas pensé à la métamorphose ! Son cerveau s'emplissait peu à peu des informations récoltées ici et là. S'il s'avérait exact que Nyu était une métamorphe cela lui convenait, le mauvais pressentiment que le jeune homme avait envers elle était déstabilisant. Après tout elle avait l'air "normale", un peu nunuche mais avec du répondant, métamorphe... Belial se mit alors à penser qu'elle ne devait pas être bien douée pour garder ces cornes, elles ne la mettaient pas spécialement en valeur.

[Pardon pour ce post pourri]
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MessageSujet: Re: Redondance perturbante   Redondance perturbante Icon_minitime1Sam 13 Juin - 14:49

Lucy se sentait écrasé, oublié avec tout de même une certaine perplexité dans le fait que des personnes inconnues puissent la prendre en considération. Loin de là un mal-être prononcé, mais plutôt une sorte de gène maladive.

Ce qui la gênais à proprement parlé n'était pas le fait que ces individus ayant l'air d'avoir une forte intelligence (compte tenu de leurs statu de professeur) ne lui parle, mais plutôt la petite voie qui résonnait à tout moment dans sa tête depuis le premier contacte avec ces étrange personnes. Contrairement à elle, cette voie intérieure exprimait de la haine et du dégout envers les personnes qui étaient venus lui parler. Bien que cette voie l’eut convaincu que le docteur « sourire figé » n'ait pas un comportement normal, elle ne comprenait pas pourquoi cette même voie s'exprimait sur la personne qui était venue à son secours.

Lucy était restée plantée là, debout devant les deux hommes qui n'avaient aucun intérêt spécial pour elle. Bien que le « père Noël » (dû à la couleur fortement blanche de ses cheveux) daigne lui adresser quelque regard de temps à autre, Lucy n'était pas dupe. Elle voyait bien qu'à chaque proposition, chaque fais et geste de la part de ce personnage aux milles légende, il ne la regardait pas elle, mais le docteur folle amour. Bien que le célèbre père Noël était venu celons elle la sauvé, elle commença à éprouver une sorte de déception à l'égard de celui-ci.

"Je propose le parc, nous pourrons parler tranquillement au moins."

Par réflexe, Lucy regarda directement son interlocuteur qui lui, bien sûr, ne la regardait pas. Pensant qu'il n'avait pas de grande différence avec l'intrus de sa journée, Lucy se mit à faire une sorte de petites grimaces nerveuses. S'arrêtant dès que l'information de la crispation de ses muscles faciaux arrivèrent au cerveau, elle espérait que personne ne l'eut vue. Puis elle se remémora les paroles du porteur de cadeaux : Le parc ?

Lucy était en libre circulation dans cet institut depuis deux mois et elle n'avait jamais été dans un de ces endroits. A vrai dire, à part sa chambre, les salles de cours, la bibliothèque et le toit pour ses nombreuses insomnies, Lucy n'allait nulle part. Sa pensée se tourna alors vers les souvenirs de ses nombreuses méditations à la fenêtre.

« Tu crois réellement qu'ils vont jouer avec toi comme les gamins que tu a vu si souvent dans ce parc, ils n'en ont rien à faire de toi. Le pire c'est que tu t'en es aperçu ! Il ne te regarde que quand ils ont de la pitié envers toi, ce ne sont que des menteurs, ... »

La fille se mit à sauter au coup de son « père Noël » en lui murmurant à l'oreille un simple :

« Aidez-moi, dite moi que vous n'êtes pas si détestable qu'elle me le dit, dite moi que je peu avoir confiance en vous »

Mais le simple fait de voir ce spectacle assez pitoyable fit délasser Lucy de son « sauveur ». Rougissant quelque peut, elle fit un enchainement de regard perplexe aux deux personnages qui se dressaient devant elle.

« Cela me semble être une excellente idée. »

Cette remarque de le part du pervers de service lui valu une sorte de réconfort. Bien qu'elle ne l'aimait pas spécialement, il était tout de même d'une utilité assez bénéfique pour elle. Grace à lui elle allait pouvoir sortir de cette pièce et allé au parc pour la première foie de son séjour à l'institut. De plus, Lucy voyait ce personnage charismatique comme une sorte d'aubaine à son malheur. Grace à lui elle avait rencontré une autre personne et son réseau social ne se limitait plus au simple article de journal qui lui tenait compagnie chaque jour. Laissant sa joie parler un peu trop fort elle exprima son accord avec un sourire des plus charmeurs.

Voyant que celui-ci avait fais réagir le personnage aux milles offrandes, elle en était de plus en plus réjouit. Lui faisait un sourire approbateur qui voulait signifier « oublie ce que je t'ai dit tout à l'heure » elle le regarda sans arrêt en oubliant complètement l'autre individu qui devait pendant ce temps s'amuser à la déshabiller du regard.

"J'ai remarqué que tu portais des cornes Nyu, tu es une métamorphe?"

La chute ne se fit pas attendre, complètement déboussolé, Lucy ne savait plus quoi faire.

« Alors quoi, toi aussi tu veux te moquer de moi ? » pensa-t-elle

En fait elle se demandait qui était le plus perfide des deux, celui qui avait un air de boys band laissé au placard ou l'autre qui avait l'air d'un sage sans grande présence de tact. Comment aurait-il réagi s'il avait su qu'elle n'avait aucun pouvoir ? La voie intérieure commençant à reprendre du volume, Lucy prit les devant sur celle-ci en parlant assez distinctement pour que les deux personnes l'entendent :

« Si ont partait maintenant ? »
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MessageSujet: Re: Redondance perturbante   Redondance perturbante Icon_minitime1Sam 13 Juin - 20:23

Sanzo était encore en pleine réflexion sur la destination du trinôme et il se fit attraper d’une manière surprenante, Nyu l’enlaçait. C’était étrange, mais Sanzo détestait cela. Il détestait cela à tel point qu’il commençait à sentir sa peau se transformer en pelage, mais discrètement, sous sa chemise. C’était n’importe quoi, Sanzo ne comprenait plus rien, la façon d’agir de la petite et ses réactions infantiles, impulsives et violentes. Sanzo commençait à porter un mauvais jugement sur la jeune femme, jusqu’à penser que l’institution qui lui fallait était plutôt un asile, ou une maison de repos. Il regarda, choqué, le visage de la jeune rose qui avait changé, puis la réponse de Sheitan se fit entendre. Lui aussi avait l’air déconcerté. C’était normal qui pourrait comprendre ce qui venait de se passer? Accès de folie? Besoin d’affection? Sanzo s’en fichait du moment qu’elle ne recommençait plus. Il ne répondit rien à son chuchotis, ce n’était pas la peine de rentrer dans son jeu schizophrène, ni même pour passer pour un crétin devant un professeur à l’allure smart. Non Sanzo voulait juste s’en aller. L’Ôkami commençait à physiquement se montrer sous son autre nature, ses yeux devenaient jaunes, et sa peau était sur le point de se changer, il respira un bon moment en regardant le vide qui était à l’intérieur des yeux doux de la douce Nyu. C’était spécial il n’arrivait pas à la détester, même après ce qu’elle venait de faire. En plus si Etienne passait ou si quelqu’un le rapportait à ce dernier, San risquait gros, car même si ce n’était qu’un câlin, et encore, c’était tout de même un contact assez osé entre un élève et son professeur. Une fois cela fait, le reste était plus délicat. La jeune femme ne répondait même pas après cela à la question que Sanzo lui avait posé. C’était ridicule, cette fille était ridicule aux yeux de Sanzo. Alors Sanzo ne posa plus ses yeux sur elle avant d’avoir bien pensé chaque mot de sa future phrase.

"Alors dans ce cas suivez mes pas."


Le jeune professeur tourna les tallons, sans se préoccuper de la réaction des deux autres, il s’en fichait après tout, il était chamboulé, c’était vraiment un micmac incroyable. Il franchit le seuil de la bibliothèque et se trouva en face de la médiathèque et du complexe éducatif, les couloirs étaient larges dans ce bâtiment, en dessous se situait le self-service, énorme, grouillant de monde vers les chiffres ronds de la pendule. Une fois dans ce couloir précis Sanzo s’autorisait le droit de se transformer, il le fit en un petit saut discret afin de retomber les quatre pattes au sol et le museau relevé. Sanzo affichait fièrement ce physique, il le préférait à l’autre, de toute façon il n’aimait pas les humains, les humains et leurs principes, les humains et leurs vices, les humains et leurs rites. Tout le dégoutait, cependant il acceptait d’être une moitié de ce qu’il haïssait. Car nul ne savait même pas lui, si il était plus homme ou animal, d’ailleurs l’homme est un animal, donc Sanzo ne cherchait pas plus d’explications que cela, il était lui, maîtrisait parfaitement son don mutant et l’acceptait. Il descendit suivit de près par les deux qui marchaient à seulement deux bons pas de lui. Il s’efforçait de ne pas entendre leurs conversations, il pensait et cela lui occupait tout son esprit. Ce n’était pas ses affaires, et il n’avait d’ailleurs rien à faire avec eux.

Où était-il ? Que faisait-il? Son nom résonnait en lui comme la goutte d’eau qui vient rompre le silence sur le lac, comme l’éclair qui vient déchirer le ciel, comme le soleil qui vient effacer la nuit. Il se rappelait de ses gestes, de sa peau, la douce sensation qu’il avait lorsqu’il se réveillait sur son torse et qu’il pensait encore être dans le plus merveilleux des songes. Des nuits et des jours avaient filés depuis leur dernière nuit ensemble, depuis même leur dernier moment vraiment rien qu’à eux deux. Ses magnifiques yeux, sa bouche, son odeur, tout était synonyme de lui. Lui, rien que cet homme, rien que ce petit garçon qui était quelque part, perdu, loin de lui, mais qui résidait toujours autant dans son esprit et dans son cœur.

Le temps de penser à son amant, Sanzo était arrivé dehors. Il entendit la porte se refermer derrière lui, signe que les deux étaient toujours là. Il se moquait des autres, il ne voulait plus se retourner, il voulait marcher encore et encore, jusqu’à trouver ce petit brun, jusqu’à arriver près de lui, sentir son odeur le suivre et le surprendre. La seconde raison pour laquelle il ne voulait pas se retourner était plus rationnelle, ses joues de loup si on peut appeler cela ainsi étaient maculées de larmes. Il profita de sa transformation pour brièvement se sécher désormais ses yeux d’homme. Arrivés près d’un banc le trio s’arrêta. Le chemin du pars était en face à deux pas du dit banc aux couleurs vertes et blanches dégradées par l’usure et le temps. La vue était surprenante on pouvait voir le début de la forêt et une bonne partie du parc fleuri. Le lac était non loin, tout était parfait pour un moment romantique, mais Sanzo était avec deux inconnus, il posa sur eux un regard distant avant de prononcer un timide et encore frêle :

"Cet endroit vous convient-il?"


Quelle question idiote et inutile, à quoi cela avancerait-il qu’ils se placent sur le banc plus loin ou autre? Sanzo ne devait pas montrer ses préoccupations à ces deux personnes mais il était mal parti, cependant voila, cet état devait avoir alerté les curiosités des mutants avec lui. Mais il savait camoufler peines et joies, lui qui n’avait révélé ses sentiments qu’à un unique homme.
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MessageSujet: Re: Redondance perturbante   Redondance perturbante Icon_minitime1Dim 14 Juin - 17:20

Aux yeux du jeune homme, Nyu n'était plus du tout présentée comme une attraction et encore moins comme un danger, non, elle demeurait présente par le seul fait qu'il était plus facile de la traiter avec égard que de prouver à l'autre professeur que cette jeune fille n'en valait pas la peine. Certes, le botaniste se posait de nombreuses questions sur elle, ses origines, ses cornes, son pouvoir... Mais ses agissements étaient plus que déplacés et sans le rendre mal à l'aise, cela l'ennuyait fortement... La jeune cornée s'était littéralement jetée sur l'autre professeur, il l'avait vu chuchoter et à vrai dire, au vu de la réaction de Sanzo, le docteur n'avait pas à s'inquiéter. Sheitan aurait probablement eu la même attitude si elle était venu le coller de cette manière, c'était une vraie horreur. Enfin, heureusement pour elle, elle s'était détachée assez rapidement. Cela attisa la curiosité du professeur de français. Ce n'était pas un secret, Sanzo Kichigai était un parfait métamorphe, un homme-loup, mais qui était-il véritablement ? Belial pensait que sa partie loup devait influer sur son mental, mais aussi sur son physique... Alors... Qu'avait-il réellement ressenti lors de cette étreinte forcée ? De la gêne, du dégoût, peut-être avait-il eu envie de fuir, ou de l'attaquer ? Un vieux loup solitaire, voilà l'image que le docteur se faisait du professeur de métamorphose à présent, et c'était plutôt attractif, parce que Sheitan était maintenant persuadé que l'homme avait quelque chose à cacher, il ne semblait pas instable, mais intelligent, sûr de lui, bien dans sa peau et pourtant, Sanzo Kichigai cachait quelque chose, soit il jouait, et dans ce cas il avait un ennemi sur sa route, soit c'était un problème que le professeur voulait garder pour lui, auquel cas cela lui donnait une piste à exploiter... Et si l'homme-loup avait un lien avec Kiryu ? Hum, ce serait trop beau, peut-être pourrait-il l'utiliser pour ramener son frère chez leur père... Oh ce serait vraiment une entreprise intéressante... Sheitan devait maintenant enquêter sur ces mutants, il sentait que le jeu commençait réellement.
Nyu semblait former une barrière autour de son pouvoir, à quoi bon vouloir le cacher ? Il serait de toute façon découvert... À moins que... Se pouvait-il qu'elle soit comme son frère ? Une mutante ratée qui n'avait pas encore montré ses capacités ? C'était alors bien décevant, mais alors, Kiryu ayant dévoilé un grand pouvoir, serait-ce possible qu'elle en cache un aussi ? Belial et son père ne pouvaient pas se permettre de commettre deux fois la même erreur... Cette fille... S'il en trouvait le moyen il s'occuperait de son cas en même temps que de celui de Kiryu...

Il était temps de sortir de la bibliothèque, laisser ses idées plus que réjouissantes s'évader doucement de son esprit... L'animorphe les intima de le suivre, Sheitan observa quelques instants la jeune fille sans dégainer de sourire, la première fois depuis leur rencontre. Puis il emboîta le pas du professeur qui était devenu bien distant. Le jeune homme salua la personne qui se chargeait de l'accueil puis sortit en compagnie de Nyu, vérifiant qu'elle les suivait bien. Le bâtiment était vraiment très important, tout autant qu'il était agréable. Les morveux qui vivaient ici avaient tout de même une grande chance, ils étaient assurés de leur santé et de leur éducation... Belial était plutôt pensif, il avait tant de choses à accomplir pour que ses plans réussissent qu'il en perdait parfois la tête. Heureusement il n'y avait guère de conversation à suivre, la jeune fille semblait ne plus savoir où se mettre depuis son étreinte avec le jeune homme et le professeur, quant à lui, marchait devant sans porter la moindre attention à ses suiveurs. C'est alors que quelque chose qui paraissait aussi simple que impossible se produisit. Kichigai effectua un léger saut et retomba complètement transformé en loup. Sheitan ne put cacher un certain étonnement face à la démonstration de Sanzo. Celui-ci était effectivement en pleine possession de ses moyens, il maitrisait parfaitement la métamorphose, rien d'étonnant donc, à ce qu'il soit professeur de cette matière en cet établissement.
Sa moue ébahie ne resta que quelques secondes sur son visage, ses lèvres s'étirèrent en un sourire et son regard se fit sournois un instant, avant que son faciès ne redevienne des plus neutres. C'était donc ça, ce qui composait cet endroit... Si d'autres s'avéraient aussi doués que cet homme-loup, tout venait de prendre un intérêt supérieur.

"Si tu es réellement une métamorphe, tu auras la chance de suivre les cours d'un professeur de qualité." déclara-t-il à l'intention de Nyu.

Le professeur de français pensait soudainement à sa réputation. Les rumeurs devaient courir bien vite dans une école, Sheitan devait faire attention à ne jamais se trahir. Cette jeune fille n'avait pas l'air particulièrement populaire, mais on ne savait jamais, il valait mieux prendre ses précautions. Alors, décidant que l'éloignement de son collègue pouvait lui être profitable, le jeune homme s'adressa directement à l'adolescente, le plus naturellement du monde.

"En passant, tu ne dois pas t'inquiéter si certaines choses te semblent insurmontables ici. Prends ça comme une nouvelle chance, une nouvelle vie. Elle sera bien meilleure ici. Eitsu t'offre une opportunité de vivre bien mieux que la plupart des humains."


Quel talent. Sheitan était très imbu de lui-même et tout aussi fier des paroles qu'il venait de prononcer, elles étaient d'une justesse incroyable, le ton de voix était parfait, le sourire rassurant aussi. Néanmoins il chassa l'idée d'un quelconque contact physique, il n'avait pas envie que Nyu se précipite sur lui.
Détournant le regard, celui-ci s'attacha à la vue du loup marchant devant eux. Sheitan, du moins l'ancien, ou plutôt celui qui n'était pas perverti par la vie était très attaché à la nature, à sa protection, et par extension, aux animaux. Il savait que Sanzo n'en était pas vraiment un, comme il n'était pas vraiment un humain, mais c'était intriguant, et cela réveilla pendant un dixième de seconde le reste d'humanité du jeune homme, avant qu'il ne chasse ces pensées débiles de son cerveau.
Bientôt ils arrivèrent à l'extérieur. La journée continuait, comme ils avançaient. L'institut avait était construit dans un endroit magnifique, personne ne pourrait aller contre cette idée. Belial suivait Kichigai qui avisa un banc, redevenu humain, celui-ci gardait pourtant des cheveux de la couleur de son pelage, ce mutant était vraiment spécial.
Sa voix avait changé, cela n'alerta pas le botaniste outre mesure, peut-être était-ce dû à sa mutation. Il prit place sur le banc désigné, souriant et déclarant avec légèreté :

"Cela me semble être un bien bel endroit pour une simple conversation... C'est parfait."


Sheitan observa à tour de rôle les deux personnes qui l'accompagnait, comme une invitation à s'asseoir comme lui.
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MessageSujet: Re: Redondance perturbante   Redondance perturbante Icon_minitime1Dim 14 Juin - 20:38

La réaction de son sauveur mis Lucy réellement mal à l'aise. Il ne la regardait plus du tout. Au moins, avant il posait les yeux sur elle de temps en temps, mais là c'était de l'ignorance poussée à l'extrême. L'atmosphère était devenue pesante, plus personne ne parlait, comme si le moment était resté figée. Par un excès de désespoir, Lucy releva la tête en direction de la personne qui ne la considérait plus; il la regardait. Pris soudain d'un élan de joie et par la suite suivi d'un sentiment d'épouvante, elle s'aperçut que les yeux de ce personnage étaient devenus jaune. Ne sachant pas comment réagir, elle restait là, bouche bée devant ce personnage si énigmatique à ses yeux.

« Tu vois, il est dégouté de toi, il t'en veut, il veut te tuer, tue le avant qu'il ne le fasse ! »

Cette déclaration qui surgit soudainement dans la tête de Lucy engendra un regard d'épouvante envers le personnage qui ne décollait plus ses yeux jaunes d'elle-même. Le tain de Lucy devenu soudainement livide, elle ferma les yeux en faisant une grimace qui ne laissait prévoir que le temps de la pleurniche allait commencer.

C'est à se moment-là que Sanzo prit la parole :

"Alors dans ce cas suivez mes pas."

Avait-il compris la détresse qui se dégageait de Lucy à ce moment ? Lucy ne le savait pas, mais pensa infantile-ment qu'elle avait perdu quelqu'un de bien. Le trajet dans la bibliothèque fut assez rapide, voyant les regards des autres élèves se tourner vers eux avec un air de reproche, Lucy devenait de plus en plus pâle. Voyant que le Docteur se tournait vers elle assez souvent, Lucy pensa qu’elle devait réellement avoir une tête d’enterrement. Il n’osait même plus lui sourire ! Bien qu’elle ne sut pas pourquoi, elle pensa qu’il lui en voulait.

Les décors s'enchaînaient et la couleur de peau de Lucy ce remis à virer vers sa teinte normale. Regardant tout droit, elle s'en voulait tellement d'avoir agis de cette sorte, qu'elle ne voulait pas le montrer. Non pas maintenant, il était trop tôt. Il fallait que les deux personnages soient présents en face d'elle pour qu'elle présente enfin ses excuses et puisse se réfugier au prêt de son endroit fétiche.

Tournant la tête, elle vit Sanzo faire un petit bon et se transformer en loup. Ouvrant grand les yeux, tout lui revint à l'esprit. Elle savait où elle l'avait déjà vu ! Sur le toit, l'or d'une de ses nombreuses insomnies, Lucy avait vu ce loup déguerpir en direction de l'inconnu.

« Il ne supporte personne comme toi. Mais comme tu es idiote tu as tout gâché. A la place qu'il soit devenu ton allié il est parti dans l'autre direction. »

La voie ne se taisait plus. A vrai dire, elle ne c'était jamais tus. Pourtant, Lucy était tellement déstabilisée par cette présence intérieure qu'elle en avait même demandé de l'aide à un inconnu. Résultat des comptes, l'inconnu se fichait totalement d'elle et la voie était plus que jamais présente.

"Si tu es réellement une métamorphe, tu auras la chance de suivre les cours d'un professeur de qualité."

Cette déclaration la fit sortir de ses rêveries. Ne sachant pas comment prendre à cette poussée de bonté venant de la personne à côté d'elle, elle le regarda d'un air perplexe. Il y avait une sorte de fierté dans ce qu'il avait dit. Non pas envers elle, mais envers Sanzo. On sentait qu'il avait une certaine d'ose d'intérêt envers le professeur qui marchait sur ses quatre pattes quelques mètres plus loin. Ce disant qu'il avait fait un effort sur humain pour lui adresser la parole après l'événement qui c'était produit peu avant, Lucy prit son courage à deux mains et lui déclara d'une voie douce et quelque peu éteinte :

« Je ne suis pas en cours de métamorphose »

La réaction de l’individu ne se fit pas attendre. Il la regarda d’un air gêné, comme si sa déclaration était arrivée au pire moment du voyage.

« Alors quoi, tu as perdu le seul qui aurait pus être notre allié et maintenant tu veux te rattraper avec cette demi-portion ? Mais tu es vraiment pathétique ma petite ! »

Sentant les larmes revenir aux creux de ses yeux, Lucy regarda un bref moment le docteur qui marchait à côté d'elle. Il avait dû remarquer l'air affaibli de la jeune fille car il enchaîna directement par :

"En passant, tu ne dois pas t'inquiéter si certaines choses te semblent insurmontables ici. Prends ça comme une nouvelle chance, une nouvelle vie. Elle sera bien meilleure ici. Eitsu t'offre une opportunité de vivre bien mieux que la plupart des humains."

Lucy lui fit un sourire de remerciement. Il est vrai que la vie n'était pas facile ici, mais la vie de dehors devait être bien plus difficile à vivre. Lucy ne se souvenait de rien, Le seul passé qu'elle avait était ce bout de journal caché dans les archives de la bibliothèque. Sa seul porte de sortie de cette institue. Alors quand le docteur lui dit que la vie était bien plus dure dehors, Lucy eut l’intime conviction d’avoir été sauvé de cette vie si injuste.

« Je ne sais pas, mais je vous crois » déclara-t-elle à son interlocuteur

Tournant la tête droit devant elle, elle ne voulait pas voir la réaction de celui-ci. Une sorte de peur de la moquerie qui pourrait se dégager du visage de l’individu.

Le couché de soleil avait commencé quand les trois sortirent dehors. Elle vit encore avec effroi le loup se transformer en ange. Ayant la tête qui tournait, Lucy fit une brève pose puis reprit la marche. Voyant que Sanzo tournait autour d’un banc, Lucy pensa stupidement :

« Même en état d'homme tu penses à pisser sur les bancs ? »

Un petit sourire cassa le visage de marbre qu'elle avait transporté tout au long du voyage.

"Cet endroit vous convient-il?"

Quelle question idiote de sa part, de toute façon il ne voulait plus la voir. La seule personne ayant démontré encore un semblant d'intérêt envers elle était le docteur.

"Cela me semble être un bien bel endroit pour une simple conversation... C'est parfait."


Voyant que les deux regards se tournaient vers elle, Lucy se dit soudainement que c'était là le moment propice à ses excuses. Prenant une longue respiration, elle se mit à parler d'une voie frêle :

« Je tenais à m'excuser auprès de vous Mr Sanzo pour ce que j'ai fait tout à l'heure, ainsi qu'à vous Mr Belial pour les réactions qui étaient peu adéquates à la situation. Je tenais seulement à vous dire que la question que vous m'avez posé tout à l'heure sur mes pouvoir ma profondément blessé. Non pas par le fait que vous m'ayez posé cette question non, mais simplement que je n'ai aucun pouvoir, je n'ai aucun ami, je ne suis rien. Je suis désolé de vous avoir importuné. Je pars de ce pas. »

Ce m'étant à pleurer pendant ces quelques phrases, Lucy fit tournée ses talons et parti en courant le plus vite possible en direction de son endroit de vide absolu. Se retournant de temps à autre, voyant que personne ne la suivait, elle ralentit quelques peu, toujours avec les larmes
aux yeux.

[ Je m'excuse de la qualité plus que médiocre de se poste. Je viens de sortir de trois exercices de physique et la remise à l'écriture était quelque peu difficile... ]
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MessageSujet: Re: Redondance perturbante   Redondance perturbante Icon_minitime1Lun 29 Juin - 16:13

Ce qui venait de se passer était si bref et si intense. Nyu, cette jeune fille aux cheveux roses, cette jeune filles aux mystères enfouis dans son comportement impulsif et désordonné. Elle devait être en quête de sa personnalité, de son pouvoir, car si elle était arrivée jusqu’ici elle devait renfermer comme chacun une aptitude hors du commun. Sanzo lui-même s’il était dur et acerbe dans ces propos, le plus souvent pour faire réagir les gens, restait quelqu’un de juste. Et il trouvais malheureux de laisser la jeune fille après cela partir sans qu’on la rattrape, mais pris au dépourvu, il n’avait d’autre choix que de la laisser filer. Elle sentait la peur, le long nez de San flairait d’ici son odeur de malheur, de tristesse et de peine. Cela fait, les esprits refroidis par les événements récents, l’Ôkami regarda Sheitan et haussa les épaules pour lui souligner que lui non plus n’avait pas comprit la réaction de la jeune fille.

Ce professeur de français était charmant, désormais assis à côté de lui, Kichigai regardait son visage en détails. Sa petite moue, ses cheveux indisciplinés et pourtant bien ordonnés, tout était si charmant en lui et sa gentillesse ne lui faisait pas défaut, bien en au contraire. Le soleil se reflétait sur le pourtour du lac et donnait l’impression qu’un trésor était caché au fond, les feuilles des arbres dessinaient des ombres aux formes allongées sur l’herbe d’un vert intense. Sanzo après un petit moment de calme décida d’ouvrir la bouche en premier et de tuer le silence qui s’était installé depuis le départ de la petite.

"Tu es professeur de français et médecin, mais parles moi un peu de toi, l’homme que tu es, je veux le connaitre."


C’étaient les mots sincères de Sanzo, il affichait un grand sourire et regardait les élèves et les allées-venues. Ce que redoutait le plus le métamorphe se produisait, l’Ôkami avait depuis peu flairé l’odeur de son amant, mais il n’y prêtait guère attention, il se forçait pour l’oublier en public, mais impossible. À mesure que Étienne s’avançait vers le binôme, l’amoureux caché et illégal ne s’intéressait que de moins en moins au discours que faisait Sheitan, San se contentait de hocher la tête, présenter un sourire discret et pousser des petits sons d’acquiescement en guise de réponse. Qu’il était beau aux yeux du loup, qu’il était envoutant, mais il devait s’obliger à ne pas le fixer visiblement. Étienne avait lui aussi repéré son amant, enfin c’est-ce que ses joues devenues écarlates semblaient dire. Il marchait non loin du banc où étaient assis les deux professeurs, le jeune garçon était habillé d’une chemise banale et d’un pantalon un peu délavé. Ses cheveux bruns flottaient comme plume sur l’air et reflétaient toutes les nuances chromatiques du soleil. Ses yeux verts étaient éclaircis par les rayons bas de l’étoile, et humidifiés par la légère brise qui faisait vibrer les feuilles des hêtres et autres sapins de l’espace vert. Ses doigts fins se serraient, comme s’il redoutait ce moment qu’ils avaient vécus au moins une bonne centaine de fois. L’homme-loup se rendait compte qu’il détaillait un peu trop le jeune élève et d’un coup redirigea sa rétine vers le regard de l’autre, Sheitan, le nouveau. Peut-être un professeur amical, un ami à venir, c’est-ce que Sanzo désirait le plus au monde, après bien évidement son amant Étienne. Mais soudain quand le chant des oiseaux et le bruit assourdissant des lourds pas du télékinésiste furent le seul fond sonore, le professeur de français vint à briser ce silence en appelant le petit Ellardice.

Que faisait-il? Le connaissait-il? Savait-il quelque chose à propos de leur histoire? Tant de questions et un mal de crâne assommant assaillirent la tête de celui qui ne vieillissait pas. Sheitan se doutait-il de quelque chose? C’était fort probable étant donné le changement de comportement du à l’arrivée du jeune homme dans l’allée qui menait au hall d’entrée, et surtout à son arrivée dans le champ de vision de métamorphe. Et que faisait Étienne? Pourquoi obéissait-il à cet inconnu pour lui, c’était stupide de sa part, il allaient se faire repérer tous les deux, il venait alors que celui de qui il devait s’éloigner au maximum était là. Il n’avait pas peur de ce qui pourrait se passer, des conséquences de ce minime acte, un péripétie comme une autre, mais qui dessinerait quelque chose de permanent pour les deux. La jeunesse ainsi que la subordination du jeune homme était stupéfiante maintenant, pourquoi alors que la raison devait lui commander de passer son chemin et de fermer ses oreilles venait-il là?

Sanzo ne disait plus rien il se contentait de devenir le spectateur de la scène qui lui couterait tant.
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MessageSujet: Re: Redondance perturbante   Redondance perturbante Icon_minitime1Mar 30 Juin - 2:16

La discussion se passait plutôt bien, Sheitan avait repris la main, "Nyu", ou peu importe son prénom semblait réellement sous contrôle à présent, c'était finalement facile, mutant ou humain, les deux sont vraiment simples, il ne suffisait pas de grand chose pour les avoir, c'était vraiment plaisant. Même le jeune homme reconnaissait ses faiblesses, il était parfois surpris, angoissé, énervé... Il se trahissait encore trop souvent et de multiples façons. C'était réellement agaçant, mais il n'était pas un être supérieur et devrait vivre avec son humanité.
Et Belial était également conscient que d'autres personnes, douées comme lui, existaient. Sanzo Kichigai, par exemple était vraiment très intelligent et intéressant, cela pourrait le rendre amical, mais à la place, le jeune mutant le considérait comme dangereux, un danger supplémentaire à calculer et travailler et contrôler. Ce serait dur, mais toute personne a son point faible, le jeune homme le savait. Le sien était son jeune frère et ce qu'il pouvait ressentir à son encontre, il le savait mais, était tout autant persuadé qu'il pourrait se maîtriser le moment venu. Tout ceci lui donnait envie de partir pour s'enfermer et réfléchir à son plan, son merveilleux plan. Mais il avait une opportunité qu'il ne devait pas abandonner si facilement, pas maintenant qu'il pouvait en apprendre de plus en plus sur ses victimes et ses ennemis intimes.

Il parlait calmement à la jeune fille, il devait avoir un air changé, différent, gentil en fait et probablement plus sympathique qu'il ne l'ai jamais été avec cette mutante depuis le début de leur entretien. Le jeune homme était pourtant un peu moins souriant, comme si une sorte d'équilibre devait exister.
Sheitan apprit alors que Nyu n'était pas une métamorphe, malgré ce que semblait montrer ses cornes, cela attisa sa curiosité mais il ne devait pas trop en montrer, cela pourrait être bien trop rapidement interprété d'une mauvaise façon. Alors il prit sur lui, c'était trop tôt et elle était sur ses gardes, ça n'allait pas. Une fois de plus le jeune homme se montrerait patient, il serait de toute façon déplacé de contacter Delilah pour des informations concernant une simple mutante ayant développé des cornes. Du moins, pour le moment.

Dehors, le temps était vraiment des plus beaux, en amoureux de la nature, le jeune homme ne pouvait le renier. Ils sortirent, tout était paisible, Sanzo se transforma à nouveau en humain. Sheitan se demanda alors s'il pouvait exister des animorphs aux multiples transformations ? Ce serait tout de même mieux qu'une seule... En un instant, l'homme-loup parut moins important, moins imposant aussi.
Et quelque chose d'inattendu arriva, Nyu se confondit en excuses avant de partir en courant, le docteur l'observa alors qu'elle s'éloignait, puis tourna son regard vers l'autre professeur, il put lire la même incompréhension que la sienne en le voyant hausser machinalement les épaules. Belial avait hâte de connaître le pouvoir de cette jeune fille et le soupçonnait d'être plus que dévastateur, finalement son père ferait peut-être mieux d'être au courant.

Alors un silence s'installa entre les deux hommes, comme une évidence après ce qui venait de se passer. Le médecin profita des derniers rayons de soleil qui éclairait ce côté-ci de la Terre, mais Sanzo Kichigai ne semblait pas avoir oublié qu'ils étaient assis sur ce banc pour discuter. Il lui demanda qui il était. Sheitan se décida donc à lui dévoiler l'histoire qu'il débitait à chaque fois qu'une question de ce type lui était posée.

«Eh bien, je suis une personne qui semblait ne pas avoir de chance, jusqu'à ce que celle-ci vienne me chercher. Je suppose qu'en tant que mutant, et d'autant plus en tant que métamorphe vous devez savoir que la vie ne nous offre pas toujours des cadeaux. J'ai même cru pendant bien longtemps que mon existence n'avait pas de raison d'être... Puis en apprivoisant mon pouvoir et en grandissant je me suis découvert deux passions, différentes mais néanmoins liées. Je voulais aider ceux qui en avaient le besoin immédiat. C'est comme cela que je suis arrivé ici, après avoir exercé dans "l'autre monde" si je puis dire...»

Ponctuant son monologue de pauses, de mimiques plus ou moins tristes et joyeuses, le professeur observait son collègue avec attention, mais celui-ci sembla être ailleurs, comme attiré par un détail que Sheitan ne pouvait pas voir ni sentir. Alors celui-ci imagina immédiatement que son instinct de loup faisait effet, et, tout en racontant des péripéties imaginaires de sa vie, il chercha du coin de l'œil ce qui rendait Sanzo si peu attentionné.
Et bientôt... Il le repéra.

________________
ATN
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Il faisait froid. Et chaud en même temps. Étienne se sentait fiévreux et pourtant il ne bougeait pas de son lit, comme une prison qui était toujours mieux que ce qui pourrait arriver à l'extérieur. Et puis... Non. Il sortit. Il ne voulait pas vivre contre lui-même, il n'était pas son propre ennemi. Alors le garçon se prépara à aller dehors, qui sait, peut-être ferait-il de bonnes rencontres ?
Et là journée passa, finalement elle avait été tranquille, le télékinésiste l'avait passée dans le parc, à lire un livre sur une sorte de Club des Cinq pouvant se transformer en animaux grâce à une pierre extra-terrestre. Le mutant avait été réellement ému lorsque l'un des personnages en animorph de loup, s'était créé de nombreux problèmes et avait été blessé par une meute d'autres loups l'ayant pris pour un ennemi.
Puis, il fallut rentrer, les étudiants de moins de 18 ans avaient des règles fixes et des horaires aussi et, bien que ce ne soit pas encore l'heure, Étienne se décida à finir sa journée dans sa chambre.

Mais le destin en décida autrement, plus il marchait, plus il se sentait observé, comme une présence autour de lui et pourtant très éloignée. Alors il accéléra le pas et le vit, assis sur un banc, en compagnie d'un jeune homme semblant extrêmement beau. Les joues du garçon se mirent à rougir. Pourquoi devait-il supporter tout cela ? Il resta figé un moment, tellement heureux de voir son amant, mais tellement triste de ne pouvoir l'approcher, ses poings se serraient, il était tellement impuissant...


«Joins toi à nous !»


Le garçon avait commencé à repartir, pour continuer sa route, mais le jeune homme en compagnie de Sanzo venait de se lever et lui faisait signe de les rejoindre. Il ressemblait à un surveillant, ou un professeur... Étienne devait obéir et faire semblant. Il arriva devant les deux jeunes gens, tête baissée, réfléchissant à ce qui lui arrivait.

«Bonsoir Monsieur, bonsoir Professeur.»

Étienne faisait tout pour ne pas trembler, le professeur devait lui en vouloir d'être venu, mais avait-il le choix ? Il n'osa pas le regarder...

________________
Sheitan
________________


Qu'il était bon de voir des enfants si obéissants. Le jeune homme jubilait, il l'avait trouvé, le point faible de Sanzo Kichigai ! Il en était sûr et c'était vraiment trop beau ! Il cachait son émotion sous un sourire amical, adressé au garçon qui arrivait vers eux, tête baissée.

«Il s'agit sûrement d'un de vos élèves. Si tous pouvaient être comme lui, enseigner serait vraiment le paradis. Il semble être un bon garçon. Cependant...»


Le jeune homme posa sa main sur l'épaule du garçon, qui releva la tête et ses yeux épeurés par la même occasion, Belial serrait son emprise.

«J'espère que tu fais attention à ce que ton pouvoir pourrait faire.»


Belial venait de faire le rapprochement, ce garçon était télékinésiste et était recherché, il avait disparu et son père avait été découvert sans vie. Oui, il n'y avait pas de doute, ses souvenirs ne le trahissaient jamais, c'était lui qu'il avait vu dans le journal. Comme les apparences sont trompeuses, un garçon si mignon...
Il lâcha finalement son emprise, le garçon semblait mal à l'aise, c'était parfait.

«Enfin la vie doit être plus paisible ici. J'ai beaucoup à apprendre de vous Monsieur Kichigai, pour former de si jeunes élèves.»


Sheitan songeait au fait que l'homme loup avait recueilli Étienne et s'occupait particulièrement de lui dans l'institut, comme un tuteur faisait très attention à l'enfant qu'il devait éduquer.
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MessageSujet: Re: Redondance perturbante   Redondance perturbante Icon_minitime1Lun 6 Juil - 2:04

Mais qui était réellement cet homme, ce laid personnage, cette horreur, ce monstre. Ce n’était pas le fait qu’il soit mutant qui le faisait passer pour un monstre aux yeux de Sanzo, non c’était son comportement, son cœur de pierre et son esprit sadique, cette homme allait finir entre les mâchoires du loup, le coup brisé. Cet homme aller tomber devant lui implorant son pardon, cet homme souffrirait car, si Étienne cherchait la justice par rapport à ses actes, Sanzo cherchait le bonheur et détruirait quiconque lui faisant du mal ou même pire à son petit protégé allait en pâtir longuement. Il avait joué, il venait de gagner une manche, de faire sortir Sanzo de ses gonds, et de lui infliger la plus grandes des douleurs au plus profond de lui. Mais l’Ôkami serait plus intelligent cette fois. Il avait été démasqué certainement vu les mots qu’il avait eu à leur égard, les sourires niais d’un meurtrier fier de son carnage, tout prouvait qu’il était convaincu d’avoir gagné mais que pourrait-il prouver? Rien, ce n’était que la parole de cet homme contre celle du vertueux Sanzo.

Sanzo s’était déjà efforcé à ne rien faire paraitre quand le petit était venu près d’eux, il avait pensé que Sheitan le connaissait, il avait pensé que tout se passerait bien comme à l’accoutumée, mais cette fois c’était bien différent, il le touchait d’une main blessante, il connaissait tout de lui, son passé, son avenir, son présent. Mais il ne pouvait rien savoir de Sanzo, il ne pouvait rien savoir de son passé, Sanzo lui-même l’avait oublié. Il ne pouvait rien savoir de son présent, non, c’était impossible il venait d’arriver. Que faisait-il à l’institut. Ou alors il était dans les petits papiers de quelqu’un d’important ici. C’était vraiment une hypothèse grotesque. Sanzo ne devait pas réagir, il devait dévoiler au minimum qui il était maintenant qu’il avait compris que Sheitan s’en servirait contre lui.

"Il est vrai que c’est un bon élément, il travaille bien et j’ai même eu l’occasion de lui faire faire ses premiers pas au sein de notre institut ô combien merveilleux. Cela dit je m’occupe de lui comme de n’importe qui d’autre et je ne suis rien de plus qu’un professeur pour lui. Malheureusement car j’aimerais tant être ami avec des gens comme lui ou même comme vous."

À quoi jouait-il? Il fallait partir maintenant s’enfuir, quitter le parc et dire un rapide au revoir. Mais c’était compliqué. C’était si complexe, c’était le moment qu’il redoutait le plus, mais il restait là, comme un animal au milieu du feu, terrorisé mais ne pensant pas à passer le cercle de flammes et s’en sortir sans rien mis à part quelques marques. Sanzo était un animal apeuré, il était David qui affrontait Goliath mais ne vaincrait pas forcément. Il se devait intelligent et déterminé comme Ulysse, fort comme Héraclès, puissant comme Arthur de Bretagne, et habile comme Robin des Bois. Mais il n’était rien de tout cela, ce n’était pas le genre de héros qui ferait une légende de sa personne, il n’accomplissait rien de brave ni d’héroïque et sa quête était éloignée du registre épique. Il était juste amoureux, amoureux de quelqu’un d’inaccessible, un enfant, un enfant qui était son élève, un enfant qui était son élève et qui était du même sexe que lui. Mais cela ne faisait pas de lui un meurtrier, ni même quelqu’un de mauvais. Il n’avait jamais forcé Étienne à l’embrasser, ni à l’aimer, ni à le toucher de ses mais brûlantes qui faisaient des ravages dans la tête du métamorphe au fur et à mesure qu’elles descendaient sur son corps nu. Non il ne l’avait pas forcé, il n’avait rien fait sans le consulter auparavant. Sanzo voulait montrer le vrai sourire de quelqu’un de machiavélique, car Sheitan montrait plus les crocs que l’homme-loup. S’il devait rendre justice lui-même qu’il le fasse physiquement. Sanzo n’était pas du genre violent au contraire, mais ses pulsions animales et l’amour qu’il portait au petit étaient cause de l’envie de tuer qui parcourait son corps. De toute façon il devait partir cela ne servirait plus à rien, non plus à rien de rester ici. Poser une dernière question piquante à Sheitan et partir. Mais Sanzo n’ouvrit la bouche que pour déclarer qu’il allait retourner à ses quartiers.

"Étienne je vais t’accompagner, tu rentrais vers l’institut? Je dois rentrer à ma chambre je suis exténué. Excusez moi Sheitan mais j’ai quelques copies à corriger avant de dormir et mon planning de la semaine n’est pas vraiment respecté."

Tout ce qu’il voulait c’est quitter ce bellâtre et retrouver le seul homme digne de capter le regard de San, le seul homme digne d’être aimé par un autre homme, le seul homme résidant dans le cœur du professeur. C’était décidé, l’Ôkami ferait le gentil avec celui qui en secret serait son pire ennemi. Cet homme méritait de mourir entre ses mâchoires et dents acérées, que son sang se répande sur le sol, s’il gémisse puis pleure de honte, regrette sa vie et demande le pardon. Un médecin à l’article de la mort, baignant dans son propre sang, cette image aurait quelque chose de juste et aurait le gout du travail bien fait pour Sanzo. La tête du professeur de philosophie commençait à imploser par le nombre de pensées qui venaient à lui, et sa morale lui disait de faire taire cette voix sourde et muette qui lui ordonnait de mettre fin à ce supplice, celui de voir encore en vie une ordure, quelqu’un qui ne méritait en rien un don comme cela. D’ailleurs Sanzo ne savait rien de son pouvoir, et il s’en fichait totalement. Il se leva du banc et tendit la main à celui qu’il fixait de ses yeux mordorés.


Dernière édition par Sanzo Kichigai le Dim 12 Juil - 6:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Redondance perturbante   Redondance perturbante Icon_minitime1Lun 6 Juil - 14:17

Sheitan était jeune, parfois trop. Il s'emportait, il était trop rapidement satisfait et heureux, et il avait alors du mal à le cacher, comme au cas présent, où il torturait ouvertement cet élève, Étienne Ellardice, ce garçon pourtant paraissant si calme si gentil, et qui n'était autre qu'un meurtrier... Cet enfant avait tué son père et maintenant se permettait de se pavaner dans ce si joli parc sans n'avoir aucun soucis ? Était-il si fort que ça ? Non... Il ne semblait pourtant pas avoir le mal en lui, il avait peur, peur de lui ? Ou de Sanzo Kichigai ? Non, pouvait-il craindre ce professeur qui le regardait si intensément ? À moins que ce soit cette situation qui fut une menace... Auquel cas c'était vraiment intéressant...
Et le jeune docteur jubilait encore et encore, ce garçon était une arme, le danger immédiat de ce professeur. C'était vraiment trop facile, le docteur se concentra sur Étienne, c'était une victime. Il était faible et même si l'homme-loup le défendrait, il ne pourrait rien faire tant qu'il ne serait pas au courant et il ne le saura pas... Sheitan pouvait faire en sorte que ce garçon ne révèle rien, il l'avait déjà piégé, il connaissait tout de lui, il savait d'où il venait ce qu'il avait fait pour porter aujourd'hui des vêtements trop grands pour lui et si peu saillants... Mais Belial devait découvrir ce qu'il y avait vraiment entre l'élève Ellardice et le professeur Kichigai... Car s'il tenait le garçon entre ses doigts fermement serrés sur son épaule, l'homme-loup restait un grand mystère pour lui.

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ATN
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Le garçon était mort de trouille. Sanzo allait lui en vouloir et cet homme, cet inconnu tellement beau, charismatique, souriant, jeune, savait tout. Il savait qu'il avait tué son père, sinon pourquoi lui aurait-il soufflé une telle chose ? Son pouvoir... Ce que son pouvoir pouvait faire... Il était un meurtrier à cause de ce pouvoir et cela lui revenait à la vitesse d'une balle qui se serait figée dans son cœur. Comment savait-il ? Connaissait-il son père, sa famille ? Était-il de Brioude ? Et pourquoi Sanzo était-il avec lui... Non... L'Ôkami, son amour, son amant, il n'aurait pas pu dévoiler une chose pareille à cet homme ? Était-il tombé sous son charme ? L'aimait-il plus que lui pour lui déclarer ces choses sur Étienne ? Si ce n'était pas un cauchemar, cela y ressemblait fortement, l'adolescent voulait partir loin d'ici, mais cette main serrée sur son épaule lui faisait l'effet d'un étau, il devait rester et affronter la dure réalité, mais ne pouvait pas la supporter, c'était bien trop dur... Alors il se retint de pleurer, déséquilibré alors que le jeune homme lâcha son emprise... Il voulait se réfugier dans les bras de Sanzo, qu'il lui dise que ce n'était en aucun cas son ami, que cet homme, même s'il était beau et semblait intelligent, n'aurait jamais rien à faire avec lui.
Étienne avait maintenant peur de lui et ne supporterait jamais de croiser son regard, le regard de celui qui semblait le connaitre mieux que lui-même.
Alors il baissa la tête, restant sur place de peur d'une nouvelle agression si jamais il partait, et Sanzo, l'incomparable Sanzo, il voulait être si près de lui... Mais sa phrase lui fit mal, même s'il était habitué, s'il devait s'habituer à tout cela, il ne s'y faisait jamais... Le professeur parlait de lui comme d'un inconnu, mais ne s'empêchait jamais de le complimenter. Et à ce moment là il se força de ne pas le regarder avec un doux sourire, pour lui montrer qu'il savait pourquoi il jouait, que ce n'était pas important car l'amour existait quoiqu'il arrive...


________________
Sheitan
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Malgré toute sa méfiance, ses actions contradictoires, sa soif de sang et le fait qu'il appartienne à une organisation telle que Delilah, le jeune professeur admirait Sanzo. Le self-control qu'il possédait, le pouvoir impressionnant qu'il maitrisait et cette façon d'être. Tout ceci était extraordinaire, ce n'était pas la première fois que Sheitan rencontrait un mutant, alors il savait apprécier. Il savait se confesser à lui-même que tout ceci l'étonnait et le perdait, lui qui ne se considérait pas de la même "race" que ces mutants s'abaissait au niveau de l'un d'entre eux avec une rapidité inouïe, ce qui le déstabilisait un peu, il fallait l'avouer. Il fit un sourire sincère à l'homme se trouvant à ses côtés.

"Mais vos paroles me touchent et je suis certain que nous avons une multitude de choses en commun... Nous pourrions tous devenir amis après tout."


Il arborait ce sourire faux, mais semblant plein de franchise et il était allé trop loin pour le garçon, il devait se rattraper sinon ses plans pourraient bien tomber à l'eau. Il posa sa main sur la joue du garçon avant de se baisser à son niveau et lui dit avec un ton calme et doux :

"Ne t'en fais pas pour ton secret, il est bien gardé."


Il remarqua les rougeurs de l'adolescent et le regarda dans les yeux un instant, pendant que Sanzo bouillonnait sur place, oui, il espérait qu'il craque... Mais malheureusement cela n'arriva pas, le professeur était bien trop intelligent pour fondre sur lui de cette façon. Oui, décidément, Sheitan était admiratif.
Alors l'homme-loup se releva après avoir déclaré qu'il devait rentrer et avoir proposé de raccompagner Étienne. Le jeune homme lui sourit agréablement.

"Que je vous comprends. Je vous souhaite alors une bonne soirée, à tous deux, en espérant vous rencontrer une nouvelle fois, très prochainement.


Lui serrant la main, puis observant l'élève et le professeur tourner les talons, Sheitan se fit la promesse de les surveiller, tous deux, de savoir tout de ces personnes. Il avait envie de les avoir à son service, à Delilah... Ou mieux, de les garder... Rien que pour lui.


________________
ATN
________________


Pourquoi ? Pourquoi cet homme agissait ainsi avec lui ? Avec eux ? Étienne avait trop peur pour accepter de lui cette proposition, cette amitié. Il recula d'un demi pas, mais le professeur le rattrapa, posant sa main sur sa joue, serrant ses doigts sur sa nuque. Sheitan lui faisait mal, mais au delà de ça, il le touchait, caressait sa joue comme Sanzo aurait pu le faire... Mal à l'aise, le garçon se mit à rougir, il voulait lui dire de le laisser, mais rien ne sortit de sa bouche tremblante. Il resta fixe aussi longtemps que l'homme se tenait devant lui, jusqu'à ce que Sanzo dise qu'il allait partir, et qu'il se lève, son protecteur était là... Quelques dures secondes passèrent encore, lentes comme des minutes, puis il put enfin partir. Au moment où Sanzo se trouva à marcher près de lui, des larmes coulèrent sur les joues du garçon, silencieuses mais réelles. Il baissait les yeux pour ne pas que l'homme le voit, en sachant malheureusement qu'il pouvait tout déceler chez lui.
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MessageSujet: Re: Redondance perturbante   Redondance perturbante Icon_minitime1Dim 12 Juil - 6:51

Tout allait décidément trop vite, Sheitan portait bien son nom, selon les souvenirs de Sanzo cela signifiait en persan Satan. Mais il n’était pas sur et au fond il s’en fichait, ce n’est pas le diable qu’il avait vu mais un sombre crétin. Quelqu’un d’inutile, quelqu’un qui mériterait la mort par le simple fait d’exister. Sanzo ne laissait pas aller ses pulsions animales mais ses pensées, elles, véhiculaient beaucoup d’images dans sa tête. Que cachait donc cet énergumène au regard trompeur, à la moue contradictoire et au sourire d’affiche publicitaire? Cet homme était faux, tout comme son statut de professeur, il parlait bien mais Sanzo ne comprenait pas comment pouvait-il en savoir autant sur Étienne sans même le connaitre. Comment pouvait-il sans remords toucher sa peau si délicate avec ses griffes et mains à la vision répugnante? Comment s’il savait pour Sanzo et Étienne se permettait-il de lui parler ainsi, risquant à tout moment l’escarmouche du loup? Car l’Ôkami préparerait en secret sa vengeance, en secret il lira les pages de son passé qu’il a écrit sur son comportement, en secret il lira en lui comme un roman de Polanski, en cachette il fera de sa vie un enfer. Il lui lacèrera le cœur et l’esprit, lui fera couler ses larmes et sera là pour les sécher puis lui planter un couteau dans le dos. Étienne était à côté de lui, à côté de Sanzo, à côté du professeur qui ne pensait qu’à lui. Pourtant ce professeur en question ne décrocha pas un mot à celui qui le transcendait. Il marchait à sa droite, le bruit des gravillons rythmant le tout. Le couple passa la fontaine, sorte de rond point se trouvant devant l’accueil. L’énorme porte de bois était ouverte à moitié, laissant de la place pour une vague d’élèves et de personnel. Il n’y avait pas grand monde, les seuls qui passaient par là entraient pour l’heure du souper. Il était temps pour San de s’alimenter, son estomac ne grondait pas mais lui faisait défaut. Une crampa abdominale lui indiqua qu’il fallait manger. Non, Sanzo n’irait pas au risque de croiser Sheitan ou qui que se soit à l’intérieur, il rentrerait dans sa chambre, seul ou accompagné de son amant, il avait tant besoin de lui parler, il avait tant besoin de son soutient, mais n’était pas du genre à demander à l’aide.

La baie vitrée de l’entrée donnait un champ de vision énorme sur tous les bâtiments de l’institut, les salles de classe et l’internat. Sanzo glissa une timide invitation à Étienne pour qu’il le suive, apparemment elle fut perçue, car le petit brun se tenait toujours à son niveau et gardait la cadence de pas de son professeur comme repère. Les traits de Sanzo, au fur et à mesure qu’il s’éloignait de ses soucis et qu’il entrait dans le couloir menant à sa chambre, changèrent un peu, adoucissant sourire qui se posait sur son visage désormais lisse. Il affichait une sorte de sérénité, comme si le fait qu’il soit proche d’une chambre à son nom attitrée change tout de sa journée. Alors que la chambre de Belial était limitrophe il se sentait retiré des adversités du monde extérieur. Alors que tout les murs n’étaient pas surs et que les pouvoirs de certains mettaient en péril l’amour caché et non-toléré au sein de l’établissement scolaire. Si un télépathe averti pouvait discerner le visage de Sanzo dans l’esprit du jeune garçon et le répéter, si un passe muraille s’amusait à traverser la chambre de l’Ôkami pendant un moment intime entre les deux, si un manipulateur de vérité savait tout cela, ce serait la fin d’un doux rêve. Mais pour autant Sanzo savait que cela n’arriverait jamais, enfin pas tout de suite. Il sortit ses clefs et regarda le jeune garçon toujours en silence, toujours avec ce sourire un peu niais. Il n’avais pas envie de vider toutes ses pensées dans de longues diatribes qu’il entretiendrait plus tard avec son jeune amant, non il voulait juste lui parler, le rassurer et surtout qu’il en fasse autant, mais c’était lui l’adulte, il n’y pouvait rien il devait être plus fort que tout. Il n’était qu’un enfant perdu, loin de ses parents, avec personne mis à part Étienne pour parler. Ce n’était pas une mauvaise chose mais parler à un ami, de ses amours, de ses soucis était parfois plus approprié. Là il ne voulait ni inquiéter son élève, ni le mettre dans le pétrin, ni même lui faire du mal. Il voulait simplement vivre et partager tant de choses avec lui, mais uniquement des mots doux. Pas des phrases de vieux couples qui choisissent ensemble le repas du soir et le thème de la sortie annuelle. Non Sanzo rêvait d’une vie remplie de surprises, d’émerveillassions, de joies, d’oxymores amoureux, de douces comptines que lui raconterait les lèvres de son bien-aimé.

Une fois entré dans la chambre et après avoir vérifié que le garçon ai fermé la porte derrière lui il lui sauta dans les bras, serrant son corps contre celui qui lui faisait chavirer le cœur. Même s’il fallait être fort un moment de douceur ne lui ferait pas de mal, et cette étreinte bien que forte était des plus douces. Sanzo passait ses doigts dans le dos d’Étienne et fermait les yeux de joie. Cette joie, belle et intense crée par un seul homme. Le toucher de l’homme-loup allait et venait dans le dos de son partenaire, comme un slow réussi il remonta une de ses mains à la hauteur de sa nuque et embrassa son coup discrètement. La tête au niveau de son oreille il lui glissa un murmure du cœur, un chuchotis de sentiments réunis en quelques mots :

"Tu m’as tant manqué mon amour."

À la fois simple et banal pour un couple, cela signifiait beaucoup pour Sanzo, déjà qu’un homme s’ouvre et déclare sa flamme à un semblable et en plus que le vieux loup solitaire devienne le plus doux des agneaux et qu’il se fasse manger par le vorace amour qui dissolvait toutes ses pensées sauf une, Étienne.
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MessageSujet: Re: Redondance perturbante   Redondance perturbante Icon_minitime1Dim 12 Juil - 23:50

Cette journée avait bien commencé, peut-être même allait-elle bien se terminer, mais entre temps une menace planait au-dessus de la tête du garçon, l'épée de Damoclès n'était plus seule, un homme la tenait désormais, Sheitan Belial. Le garçon aurait probablement des nuits perturbées par cet homme. Et pourtant, il le trouvait beau, souriant, sincère, sa main avait été douce, mais s'était attaché à lui comme la serre d'un aigle, Étienne pouvait encore sentir la paume de cet inconnu sur sa joue, mais elle avait la douleur d'une claque donnée à cet endroit précis. Il avait honte d'avoir senti son visage devenir plus chaud alors que le contact s'était fait. L'adolescent se souvenait aussi de ses yeux, ce regard paisible qui cachait un feu intarissable. Quelque part il avait aimé cette voix, cette présence, mais son instinct lui avait dit de fuir, et le fond des paroles de cet homme étaient effrayantes. Il savait. Était-il télépathe ? Aurait-il pu fouiller sa mémoire sans qu'il ne s'en rende compte ? Pourquoi le faire ? Une nouvelle fois le télékinésiste avait perdu une partie de son innocence, c'était un moment de sa vie où il se demandait pourquoi. Pourquoi lui ? Pourquoi Ça ? Pourquoi maintenant ? S'il n'y avait pas eu Sanzo, il aurait sûrement accompli les pires choses, mais son esprit était plus dans la peur que dans la colère, peut-être que, au fond, chacun avait son rôle. Peut-être même que c'était bien ainsi. Il n'empêche que le garçon était tétanisé, que des larmes coulaient sur ses joues et que seul le bruit des pas de l'homme qu'il aimait et qui était près de lui, l'apaisait. Il aurait voulu tendre sa main droite et prendre sa gauche, la serrer un peu, peut-être même jouer avec son pouce, avant de se rapprocher pour la tenir encore plus fermement. Ne pas faire attention, ni aux autres, ni au monde. Que le passé n'eut pas existé, que le présent soit leur conjugaison, que le futur ne soit qu'un doux rêve qui se réalisera sans qu'ils ne s'en rendent compte. Alors peut-être, ils pourraient se rendre au self, le couple étant dirigé par Étienne, un joli sourire se serait affiché sur son visage lorsqu'il aurait entendu le ventre de Sanzo grogner, peut-être même se serait-il transformé en loup pour faire la course contre le garçon, qui aurait perdu, avec des éclats de rire, avant d'admirer peut-être son protecteur manger avec grand appétit, ils seraient ensuite peut-être sortis, juste pour voir le dernier rayon de soleil tenter d'embraser la belle forêt, que Sanzo aurait peut-être regardé avec envie, avant de peut-être monter se coucher avec son bien-aimé, son unique, Étienne. Peut-être. Non. Ce moment existait peut-être dans un monde parallèle, mais pas dans celui où vivaient les deux personnes qui marchaient côte à côte sans se parler, ni même se regarder.
Mais le plus important était qu'ils étaient liés. Par le secret, mais surtout par l'amour qui les faisait vibrer, faisait que San enrageait et que le plus jeune pleurait. Ils se dirigeaient vers un endroit bien précis, sans même s'être consultés auparavant. Ils n'en avaient pas le besoin, ils savaient. Étienne sécha ses larmes quand il s'aperçut que quelques personnes pourraient le remarquer, mais cela devenait un besoin irrépressible, c'était ça ou se jeter dans les bras de l'homme loup. Alors il décida de se retenir au maximum et se rendait malade, se sentait malade. Leur couple était en péril, c'était ça qui faisait le plus peur, Sanzo avait quelque chose à lui dire, de très important, peut-être trop important. Mais dans tous les cas, il ne devait plus être un enfant, que ce soit pour lui ou pour San. L'adolescent ne l'aidait pas, mais compliquait sa vie de jour en jour, il avait obéi à un homme alors qu'il aurait du s'en aller. Il ne serait rien arrivé. Tout était sa faute, il le savait, et s'attendait à se faire disputer, comme un enfant qui aurait troué un vêtement en faisant quelque chose d'interdit.

Étienne faillit craquer sévèrement, il étouffa le bruit d'un sanglot qui se transforma en un pitoyable hoquet puis reprit la marche, Sanzo l'invita à entrer à sa suite, mais le garçon savait déjà, il ne leva que brièvement la tête pour s'assurer que l'Ôkami n'était pas en colère et cela le rassura un peu de voir que ses traits n'étaient plus réellement tirés par la haine. Car il l'avait vu, il avait su la comprendre, la capter, il en avait même eu peur, pendant quelques secondes. San pouvait être enragé, San pouvait haïr, sûrement pouvait-il même tuer... Mais n'était-il pas le même ? Songeant aux préceptes appris pendant toutes ces années, Étienne ne put que constater qu'il était plein de vices, que celui qu'il aimait aussi, que leur seul amour était impossible, incontrôlable, empli de vice. Mais cela ne comptait pas, plus, il ne voulait plus de dogmes, de lois pour juger sa vie, il voulait être libre à présent et celui qu'il vénérait était probablement du même avis que lui, pour lui avoir offert de partir, lui avoir offert un amour. Il devait néanmoins les mériter, et pour cela, affronter des obstacles, ceux de la vie. Alors l'adolescent affronterait Sheitan, il ferait de son mieux, pour San, pour eux.

Et avant même qu'il n'eut organisé ses paroles pour les délivrer au professeur, le garçon se rendit compte qu'ils étaient arrivés devant sa chambre, surpris par cette soudaine rapidité, il leva la tête vers Sanzo qui le regardait avec un sourire. Cela lui fit tout drôle, comme si son mal tombait dans son estomac, puis remontait pour sortir jusqu'à son cerveau et illuminer ses sens de mille couleurs chaudes, tel un feu d'artifice chimique. Cela expliquerait pourquoi il resta sur place quelques secondes avant de suivre son amour, puis de fermer la porte d'une main fébrile, une fois à l'intérieur de la petite pièce qu'il connaissait tant.

Mais il n'eut guère le temps d'emplir ses yeux des images de la pièce, car l'homme qu'il désirait se dirigea vers lui à une vitesse folle avant de le serrer dans ses bras. Étienne se laissa évidemment faire, passant ses bras dans le dos de son protecteur avant de fermer les yeux, laissant couler une larme de joie, de délivrance, comme un simple résidu de tout ce qui passait à l'intérieur de son corps, entre son cœur qui s'emballait et son cerveau qui lui envoyait les plus belles pensées au monde.
Un soupir s'échappa de ses lèvres souriantes lorsqu'il frissonna alors que son amant passa ses doigts le long de sa colonne jusqu'à sa nuque, embrassant son cou. Ce n'était même pas imaginable, une vraie découverte qui coupait le souffle mais pour laquelle on pourrait faire bien des folies, et la douce voix de Sanzo se répétait ad lib dans l'esprit du garçon, qui en voulait encore plus.


« C'est tellement peu de te dire que tu m'as manqué... Tu sais ce que je ressens, mais je peux te le réapprendre. »

Le garçon avait un regard taquin lorsqu'il se haussa sur la pointe de ses pieds pour que son visage soit presque à la même hauteur que celui de San. Il vieillirait plus vite que lui, il le savait, mais cela lui plaisait de jouer l'adulte de se montrer plus sûr de lui qu'il ne le serait jamais, juste en présence de son aimé, juste pour qu'il sache qu'il pourrait compter sur lui même s'il n'était pas fort. La vérité était qu'il pourrait être bien plus fort que n'importe qui pour que San vive heureux jusqu'à la fin de ses jours.
C'est avec toutes ces pensées, un énorme sourire, et l'impression d'être prêt à tout pour son amour que le garçon l'embrassant, appliquant maladroitement ses douces lèvres contre les non moins douces du jeune homme. Il voulait grandir, encore et encore, même vieillir de quelques années, puis de demeurer ainsi, comme Sanzo, pour vivre avec lui dans ce même état.
Pourtant la vieillesse et la mort ne lui faisaient pas peur, à une seule condition : être heureux. Il y avait beaucoup d'espoir dans ce baiser, car il savait que la soirée serait longue et la nuit aussi, ils devaient rester ensemble pour parler et se découvrir encore.


« Je t'aime »

Lentement, il se glissa à son niveau normal, serrant Sanzo contre lui en posant sa tête contre le torse de celui-ci avant de s'écarter et lui sourire. Peut-être que la nuit ne serait pas suffisante pour tout ce qu'ils avaient à se dire finalement, le garçon laissa sa main gauche posée contre le bras opposé de son amour, se demandant ce qui allait se passer, sachant que l'homme-loup le dirigerait à présent.
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MessageSujet: Re: Redondance perturbante   Redondance perturbante Icon_minitime1Lun 27 Juil - 6:32

C’était tellement intense et court ce qui se passait durant ces quelques secondes, mais le dicton ne dit-il pas que l’intensité vaut la peine d’être vécu, indépendamment de sa durée? Ce que cherchait le professeur qui maintenant avait une montée de chaleur jusque dans le col de sa chemise c’était le bonheur de l’autre, et cet autre n’était composé uniquement que d’Étienne. Cet autre qui faisait frémir chaque extrémité du corps de Sanzo. Ses doigts, engourdis par le plaisir et l’émotion tremblaient telles feuilles au vent bien que la fenêtre était ouverte, ses yeux aux pupilles dilatées par l’amour fixaient tendrement le haut du crâne de celui qui s’attardait sur son torse à son plus grand bonheur. Ses bras totalement dépourvus de leurs forces habituelles subissaient le poids du jeune garçon contre lui, et le serraient d’autant plus. Ses jambes, alourdis par sa position droite comme un « i » vacillaient à chaque surprenant mouvement du jeune garçon. C’est alors qu’il se retira de cette étreinte, calmement, comme si il voulait rester encore un peu plus, mais s’en voulait. Étienne faisait parti des gens qui, pour Sanzo, étaient un peu trop altruistes. Étienne était le parfait exemple du sacrifice, de l’amour pur, de la générosité même, ce n’était pas ses yeux amoureux qui par divers sortilèges auraient altérés la vision de cet enfant, non, loin de là. Sanzo savait qui était son amant, même s’il devait dissocier le fait qu’il était amoureux de lui comme jamais il n’avait pu ressentir la chose. Sanzo avait des crampes dans le ventre, des douleurs abdominales, maintenant qu’il avait goûté à ce « je t’aime » et au son mélodieux de leurs deux corps réunis, il voulait encore sentir sur lui ce linceul protecteur. Ce lien invisible qui tissaient une armure à toute épreuve, ce sentiment à la fois si agréable et versatile, cette jalousie maladive et incessante, l’amour qu’il portait à son élève.

Un jour Sanzo, lisant son journal, une tasse de café sur le coin de la table ovale de la cuisine, ne se souciera même plus du manque d’Étienne. Lisant attentivement les nouvelles de Brioude, des différents signes de l’institution qu’il avait précédemment fréquenté, puis fermera son quotidien, par rituel, avant d’avaler une grande gorgée de son breuvage à la couleur ne laissant pas pénétrer le soleil. Il regardera par la fenêtre en face de son siège l’unique astre éclairant à cette heure ci, cette dernière indiquée par le cadran au dessus de l’évier. Il se lèvera ensuite, posant son récipient vide en plein milieu du plan de travail de cuisine et rangera sa chaise avant de plier son journal. Il décidera ensuite de s’habiller, prenant une douche sans se soucier de l’heure qu’il était. La température de cette journée dominicale sera exquise, l’eau fraiche réveillera totalement l’homme loup. Il enfilera son pantalon de jogging en se lavant les dents et manquera de trébucher. Sanzo une fois prêt sortira et entrera dans sa chambre à coucher, il passera à la droite du lit pour reprendre sa place, et enfin réveillera son bien-aimé en l’embrassant sur la joue. Le jeune garçon sourire aux lèvres ouvrira les yeux, habitué à ce bonheur chaque fin de semaine et tous deux commencerons leur journée ainsi.

Non ce n’était pas possible tout ceci ne pouvait arriver, Sanzo était un montre. Avez-vous déjà vu beaucoup de gens qui peuvent à la fois se transformer en un loup sanguinaire, tomber amoureux d’un de leurs élèves, d’ensuite cocher avec lui, de violer une bonne dizaine de règles strictes dans une communauté élitique et secrète et enfin vivre une vie normale et pleine de joies et de jouissances parfaites? Je ne pense pas. Sanzo était le méchant gentil, le rebelle sans le savoir ni même le vouloir, tout ce qu’il voulait c’était profiter pleinement de sa vie et des quelques plaisirs qu’elle lui offrait. Impossible certainement, il ressaisit ses esprits un moment avant de cligner des yeux afin de sortir de ses pensées.

Toujours là, beau jeune homme qu’il était, Étienne fixé devant lui, sourire tendre, yeux brillants, cheveux si doux d’aspect. Il était toujours là et le serait pour toujours.

"Ne t’approches plus de cet homme, il veut nous faire du mal. Je n’ai aucune idée de pourquoi mais je sais comment il pourrait nous en faire."


Sanzo avait dit quelque chose qui rompait totalement le moment féérique. Mais selon lui il devait être temps d’aborder les sujets sensibles avant de profiter, le cœur un peu plus léger.

"Je ne veux pas qu’il nous découvre, je ne veux pas que quelqu’un l’apprenne mais pourtant, je veux que tout le monde le sache, oui je veux que tout le monde sache que je t’aime !"


Sanzo pleurait désormais, certainement touché par ce qu’il venait lui-même de dire et d’enfin pouvoir dévoiler ça à quelqu’un, et surtout au premier intéressé. Sanzo tourna alors sur lui-même afin de tourner le dos à celui qui l’émulait tant. Il posa son front sur le carreau, comme l’avait fait Étienne lors d’une de ses précédentes venues dans sa chambre et tenta de contenir ses larmes et ses trop pleins d’émotions.
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MessageSujet: Re: Redondance perturbante   Redondance perturbante Icon_minitime1Lun 27 Juil - 16:25

Le garçon se sentait étranger à lui-même, sa vie avait changé du tout au tout depuis qu'il était arrivé à l'institut il était devenu quelqu'un d'autre. Il était amoureux, il était confronté à ses agissements, il n'avait plus la protection familiale, qu'il avait rejeté. Maintenant, c'était à lui de faire face quoiqu'il puisse arriver. Il arrivait à capter de l'énergie dans les bras de Sanzo, il y avait chaud, s'y sentait bien. Le garçon se tenait grâce à l'adulte, il avait besoin de lui, mais si jamais celui-ci tombait il serait là pour le retenir. Le télékinésiste ne restait pas immobile, il était conscient que leur couple n'était pas de ceux qui avaient une existence calme. Non, celui qu'ils composaient devait se battre mais il était là. Étienne avait grandi depuis son départ, aussi bien à l'intérieur de sa tête que de sa taille, il n'avait pas eu le choix, assumer ses erreurs et les transformer en de vastes plaisanteries. L'amour l'avait fait grandir, il avait toujours été plus mature que les autres parce qu'il était seul. Maintenant qu'il était confronté à une vie de partage, sa propre existence ne semblait qu'être une moitié si on ne pouvait la marier avec celle du professeur. Il ne lui avait pas fallu beaucoup de temps pour se rendre compte que sa place se trouvait dans les bras de cet homme. L'amour était plus fort que tout et peut-être même le rendait aveugle mais il voyait Sanzo comme la personne dont il avait toujours espéré la présence. Lui qui avait été élevé dans le désir de la perfection avait complètement rejeté ce principe, la perfection n'existe plus à ses yeux et de savoir cela l'a soulagé d'un poids, d'un boulet de plomb accroché à son pied par une chaine.
Sanzo et Étienne n'avaient peut-être pas été fait pour être ensemble, peut-être n'allaient-ils pas bien ensemble, peut-être n'avaient-ils rien d'autre en commun que leur amour, mais ils étaient bien ensemble, quand plus rien ne pouvaient les inquiéter plus que le bien-être de l'autre, quand une situation incongrue se transformait en rires, quand l'envie de l'autre devenait plus forte que tout, quand les peines et les peurs se faisaient consoler par de tendres paroles. Parce que à eux deux ils étaient plus forts et qu'ils le prouveraient.

Étienne avait toujours eu une voix douce comme s'il s'agissait d'une chose que le garçon avait gardé malgré tout. On ne pouvait pas changer son caractère, on pouvait lui faire du mal, ce n'est pas pour cela qu'il ferait du mal aux autres. Sa religion disait « aimez vous les uns les autres », cela le rendait peut-être plus stupide que les autres mais il avait décidé d'obéir à ce précepte. Même s'il n'avait jamais réellement aimé, il gardait tout pour lui et son cher journal, rien ne pouvait transparaître de sa haine. Alors quand il parlait sincèrement, sa voix montrait sa douceur, son innocence. Cela lui plaisait de dire à Sanzo qu'il l'aimait, de l'embrasser, de se serrer contre lui. Rien n'avait jamais été comparable à ce qu'il ressentait à présent.
Fermant les yeux en écoutant les battements de son protecteur en se faisant bercer par eux, Étienne se détacha lentement de ses bras, soupirant et ouvrant les yeux au fur et à mesure que son corps de refroidissait il restait désormais muet. Sa main descendit lentement alors que son amour semblait ailleurs. Il l'observa avec un sourire, essayant de se rassurer pour la suite des événements. Sanzo était aussi un loup et le garçon avait tendance à l'oublier, même si cette caractéristique ne lui faisait pas peur.

Sanzo prit alors la parole, lui disant de ne plus s'approcher de l'homme qui l'avait appelé. Son protecteur disait qu'il voulait leur faire du mal. Le garçon hocha la tête avant que l'homme-loup ne poursuive. C'est vrai... Ils n'avaient pas le droit d'être ensemble, d'être heureux... Cependant il sourit, qu'il serait agréable en effet de pouvoir se voir à n'importe quel moment de la journée ou même de la nuit sans que cela ne gêne qui que ce soit.
Les dernières paroles du loup le frappèrent. Il n'était pas habitué, il le savait, le pensait aussi, mais l'entendre lui dire lui faisait toujours autant d'effet. Il resta immobile puis l'émotion l'envahit au même moment que Sanzo qui lui tourna le dos.

Étienne respecta tout cela, les craintes de l'homme, sa peine de ne pouvoir vivre comme il l'entendait. Il se sentait responsable. Alors il avança pour se retrouver derrière celui qu'il aimait. Le télékinésiste plaça ses bras autour de la taille de l'homme-loup et le serra maladroitement dans ses bras, posant sa tête contre le dos de celui-ci.


« L'important c'est que je le sache et que tu le saches... »


Le garçon laissa couler une larme sur sa joue, le sourire aux lèvres. Fermant les yeux, il pensa à cet homme, et se rappela alors qu'il connaissait son secret, son pouvoir, sa vie. Jusqu'à quel point ? Quand il avait senti cette main contre sa peau ça avait été d'abord doux pour lui, mais après le malaise était trop grand, comme un viol agréable. Il frissonna et baissa la tête. Cela lui faisait peur, pourquoi le mal devait prendre une apparence si belle ? Et puis était-il vraiment le mal, avec son sourire charmeur et ses douces paroles. Puis s'il connaissait son secret sans l'avoir révélé, est-ce qu'il n'était pas de leur côté ? Non... Sanzo venait de dire qu'il voulait leur faire du mal... Et il n'aimait que lui, pourquoi succomber ainsi à un autre... Pourquoi être si fragile... Leur faire du mal... Comment... L'adulte le savait mais Étienne se posait la question. Quelqu'un pourrait-il vraiment vouloir les séparer ? Juste pour le plaisir de faire le mal ? Les souvenirs d'un douloureux cauchemars qu'il faisait souvent remonta à la surface. Monstres... Ils étaient des monstres les personnes à abattre...

« Je ferai attention je te le promets. Personne ne pourra te faire du mal. Quoiqu'il arrive je serai toujours là. »

Et tant pis de ce qu'il adviendrait, si cet homme les voulait vraiment, Étienne était prêt à faire face, à mentir, à se comporter au mieux pour qu'il laisse tomber... Pourquoi avait-il uniquement cette force quand il était en présence de son amour... Il n'était pas grand, il n'était pas fort... Il n'était que l'ombre de son plus grand allié.
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